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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:30
Je vous ai déjà parlé de cet étonnant groupe qu'est Lunasa.
Leur interprétation de la musique irlandaise est particulièrement remarquable au niveau des changements de rythme et des ruptures.
Lunasa
Tous virtuoses, les musiciens de Lunasa sont on ne peut plus versatiles au niveau de leurs arrangments.

Sur la pochette de leur dernier cd "The story so far" Kevin Burke y va de commentaires très élogieux à propos de ce band. Il dit que leur musique est à la fois "comtemporaine et traditionnelle" ce qui peut paraître paradoxal mais reflète bien la réalité.

Lors d'un concert en 2007, Lunasa a invité Kevin Burke à jouer avec eux.
Je vous ai déjà parlé de Kevin à plusieurs reprises.
Et ce violoniste d'exception (Bothy Band, Patrick Street, Celtic Fiddle Festival, Open House) reste mon préféré.
Kevin Burke
Kevin Burke & Micheal O'Domhnaill
Micheal O'Domhnaill - Bothy Band
PATRICK STREET

En écoutant bien, je trouve qu'il y a une filiation entre la musique du Bothy Band et celle de Lunasa.



De gauche à droite : Kevin Crawford (flûte), Cillian Vallely (uilleann pipe), Sean Smyth (fiddle), Kevin Burke (fiddle), Paul Meehan (guitare), Trevor Hutchinson (contrebasse)

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:39
Autre pointure de la musique irlandaise, le guitariste Steve Cooney.
Parcours peu banal pour ce musicien de souche irlandaise mais né à Melbourne en Australie.
Stephen Cooney se met très jeune à la guitare et devient déjà professionnel à l'âge de 17 ans.
A l'époque il est plutôt intéressé par le rock et intègre des formations comme "Bushwackers" ou "Fruitcake".
Plus tard, il forme le groupe "Red Gum" qui joue un mélange de folk-rock.

Steve Cooney passe sans problème de la guitare à la basse ou aux percussions.
Il joue aussi du didgeridoo, un instrument australien très ancien qui est une sorte de trompe en bois vague cousine du cor des Alpes.



En 1981, Steve quitte l'Australie pour venir s'installer en Irlande, la terre de ses ancêtres.
Il se fait bientôt engager comme bassiste dans le groupe Stockton's Wing.
Stockton's Wing qui a démarré un an plus tôt joue de la musique traditionnelle irlandaise et compose ses propres chansons.
Durant une quinzaine d'année, Steve collaborera avec eux, soit comme bassiste ou comme guitariste ou encore comme producteur.

Mais Steve ne se limitera pas à ce seul groupe.
Ses talents d'accompagnateurs couplés au fait qu'il "sent" la musique irlandaise à la perfection vont attirer sur lui de très nombreux regards.
Depuis une trentaine d'années, Steve Cooney n'a pas arrêté d'enregistrer et de tourner avec le gratin de la scène irlandaise (Mary Black, Sharon Shannon, Martin Hayes, Cormac Breatnach, le groupe Altan...).

En ce qui me concerne, j'ai d'abord découvert son talent d'accompagnateur sur les disques de la violoniste Maire Breatnach.
Souvent, Steve place le capodastre sur le manche de sa guitare obtenant ainsi moins de vibrations et des sons plus aïgus.
Son terrible sens du ryhme donne beaucoup de relief aux compositions de Maire Breatnach.

Seamus Begley est un terrible accordéoniste du conté de Kerry.
Egalement chanteur, il démarre sa carrière à l'âge de 14 ans avec sa soeur Maire Begley qui est à la fois pianiste et accordéoniste.
Ils enregistreront deux disques de musique et de chants gaéliques.
Steven les rencontre au début des années '90 et joue avec eux comme guitariste.
Puis Seamus va jouer en duo avec Steve qui débouchera sur un album en (Meitheal) en 1993.



Begley & Cooney, se spécialisent dans le musique de la région du Kerry.
Une musique à la fois vigoureuse et dynamique qui plait énormément aux danseurs.
Ce duo deviendra vite très populaine partout dans le monde, tournant jusqu'en Australie.
link

Plus tard, Steve Cooney formera un autre duo avec le joueur de whistle Vinnie Kilduff.
Puis il continuera à jouer avec d'autres musiciens comme la harpiste Laoise Kelly.

Le voici ici en petite formation avec des musiciens réputés comme Carl Hession (piano), Dermott Byrne (accordéoniste du groupe Altan) et Frankie Gavin (le violoniste de De Dannan).


Possédant son studio d'enregistrement, Steve Cooney invite de prestigieux artistes à venir enregistrer chez lui.
C'est là qu'Andy Irvine a réalisé son dernier cd.
Et Steve fait bien entendu partie de la distribution, jouant des percussions et de la guitare espagnole.


Depuis 2006, la BBC a décidé de produire "The Highland Sessions" une série d'émissions TV illustrant les liens entre la musique irlandaise et la musique écossaise.
Chargé de la direction musicale, Steve Cooney y invite plusieurs dizaines de chanteurs et musiciens qui vont se relayer pour une série de clips vidéos avec des chants en gaélique ou des instrumentaux.
Parmi les invités, Donald Shaw et Karen Matheson (Capercaillie), Trevor Hutchinson (Lunasa),Allan Mac Donald, Iain Mac Donald, Triona Ni Dhomhnaill, Niall Vallely (Nomos), Karan Casey (Solas), Kathleen Mac Innes...un plateau très relevé !


Et pour terminer, un très joli morceau de Turloch O' Carolan joué tout en finesse par Steve à la guitare.



Bonne continuation à toi Steve !
 
 


 


  


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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:48
Pour les vacances, un petit lien entre un beau paysage et une jolie mélodie d'Irlande.

Fanore est un petit village sur la côte ouest de l'Irlande (Conté de Clare) pas très loin de Doolin.
C'est un endroit très apprécié des touristes mais aussi des botanistes car sa flore y est particulière comme la région du Burren dont il fait partie.




Même s'il n'y a probablement aucun rapport, le nom de ce lieu m'avait fait penser à ce titre de Moving Hearts "Finore" qui était sorti dans les années '80.
Un morceau qui est un de mes préférés du groupe.
Voici une version de 2007 quand le groupe s'était provisoirement reformé.
Davy Spillane y est souverain au low whistle.



Fanore & Finore une union plutôt réussie non ?

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:29
Né d'un père Irlandais et d'une mère Espagnole, Cormac Juan Breatnach fait partie de ces instrumentistes surdoués que l'on rencontre  de plus en plus dans la musique folk irlandaise.

Cormac Breatnach a commencé à apprendre le tin whistle à l'âge de cinq ans.
Son premier professeur fut Piaras O' Greagain (un multi-instrumentiste de son village) qui remarqua très vite que cet enfant était prometteur.
Il faut dire que le père de Cormac était également musicien amateur (whistle, harmonica, concertina).
Lorsqu'il entendit le Bothy Band et son terrible flûtiste Matt Molloy, ce fut pour Cormac une véritable révélation.
Il voulut absolument s'offrir une flûte traversière en bois (une Thurgood) et se mit rapidement à apprendre les techniques de cet instrument.
A l'école, les enfants étaient fortement encouragés à pratiquer un instrument de musique.
C'est là qu'il rencontre Niall O' Callanain (joueur de bouzouki) qui deviendra à la fois un ami et un partenaire durant de longues années.



Bien après les compétitions musicales scolaires, Cormac Breatnach va continuer à progresser au point de se faire remarquer par un certain Donal Lunny.
En 1985, il est engagé dans le "Celtic Orchestra" dirigé par Donal himself.
Fort d'une vingtaine de musiciens (principalement des jeunes) cet orchestre regroupe des flûtistes, des joueurs de bodhran, des violonistes et des joueurs d'uilleann pipe.
Leur répertoire est constitué de traditionnels irlandais.
link

En 1987, Donal Lunny est commandité par la télévision irlandaise pour rendre hommage au compositeur irlandais Sean O'Riada.Il crée alors un band avec Nollaig Casey, Arty Mc Glynn, Sean O' Potts...et demande au jeune Cormac d'en être le flûtiste.
Ce concert sera télévisé et un cd sera enregistré à cette occasion.
C'est grâce à ce disque que j'ai découvert Cormac Breatnach.
link
Ensuite Cormac va collaborer avec toute une série d'artistes dont Sonny Condell, Brendan Power ou Alan Stivell (sur l'album Brian Boru).

Fin des années '80, il forme un premier groupe "Meristem" avec le joueur de bouzouki Niall O' Callanain, le percussionniste Steve Whiste et la violoniste Maire Breatnach (aucune parenté).

link

Petit à petit, Cormac va délaisser la flûte au profit des whistles au point de devenir un grand spécialiste de ces instruments.
Ses préférences vont pour des tin whistles "Susato" (principalement en plastique) et des low whistles "Overton" ou "Cillian O' Briain" (qui elles sont en aluminium).

En 1993, il forme un autre band "Deiseal" toujours avec Niall O' Callanain et avec le bassiste Paul O' Driscoll.
Si le répertoire de ce groupe est principalement fait d'airs traditionnels, l'interprétation elle est très teintée de jazz.
Un bouzouki (ou une guitare acoustique), une contrebasse et un flûtiste, un peu comme une petite formation de jazz d'ailleurs.
Nos trois compères vont enregistrer "The Long Long Note" la même année.



Un disque d'une terrible densité.
Que ce soit au high ou au low whistle, Cormac Breatnach est tout simplement brillant !
Niall O' Callanain est prodigieux au niveau de ses accompagements et son style me fait penser à celui de Donal Lunny.
Paul O' Driscoll soutien admirablement l'ensemble avec sa contrebasse ou sa basse fretless.

"Raindrops" est une composition de Cormac où il se montre particulièrement imaginatif avec sa Susato.
Le titre "The long long note" ressemble par moment à une musique improvisée par trois musiciens vraiment bien "en phase".
Le classique "Lord Inchiquin" est ornementé de façon remarquable.
"The Soporific " est une composition "toute en ruptures" de Niall O' Callanain, un rythme étonnant.
A ne pas manquer non plus "Stranger at the gate", une terrible suite de reels.

Je ne connais pas ce disque depuis longtemps mais je pense qu'il se classera très vite parmi mes préférés.
link

En 1995, nos trois compères décident d'enregistrer le second album de Deiseal "Sunshine Dance".
Cette fois, ils invitent le saxophoniste Richie Buckley, le batteur Conor Guilfoyle et la chanteuse de jazz française Mirabelle de Nuit.
Un autre très grand disque.
En écoutant Cormac Breatnach jouer de la sorte, j'ai parfois l'impression qu'il joue du whistle comme s'il parlait, comme s'il racontait une histoire...

Mirabelle de Nuit chante (très bien) le titre "Chanson gamme" et elle intervient en "scat" (onomatopées) sur divers autres titres.

Richie Buckley est un fameux saxophoniste qui participe entre autre à des disques de Sharon Shannon.Il y va de terribles solos dans certains titres "Sporting Nell" ou "The wise maid".
Il est même le seul soliste dans les morceaux "Stepping stone" et "Wind of rose green" où Cormac n'intervient pas.

Conor Guilfoyle est un excellent batteur et percussioniste qui se distingue entre autre dans des titres comme "Johnny Henry's" ou "The flowing tide".

La suite de reels "The cup of tea" est jouée à trois (low, bouzouki et basse) Cormac est tout simplement divin dans ce titre.

"Sunshine dance" est une composition remarquable. Un morceau très jazz où tous les instruments se déchaînent par des solos et des improvisations.
Une petite illustration dans une version à trois sur You Tube.
link

Admirables aussi les double-gigues du titre "Out whith the boys" où Cormac joue de plusieurs whistles imposant un rythme fou à ses accompagnateurs.

Bien qu'assez différent, ce deuxième opus de Deiseal est un cd remarquable.

Après une série de tournées, le groupe va pourtant se séparer en 1996.
Cormac Braetnach continue alors ses collaborations avec de nombreux artistes tout en préparant
son premier album solo.



"Musical Journey" sort donc en 1999.
Si le répertoire de cd est fait de musiques traditionnelles et de compositions, le concept est tout de même assez différent des précédents.
La coloration de ce disque est beaucoup plus folk que jazz.
Cette fois, Cormac a invité une quinzaine de musiciens pour l'accompagner.
La plupart des morceaux sont constitués de deux, trois ou quatre parties.
Et les divers musiciens font des apparitions sur l'une ou l'autre de celles-ci.

Paul Mc Sherry (du groupe Teada) en est le guitariste principal. Il y a aussi Mark Kelly, un des guitaristes d'Altan.
Bien sûr, Niall O' Callanain est toujours là avec son bouzouki et la violoniste Maire Breatnach est bien présente également.
Le fait que les musiciens varient d'une partie à l'autre permet de donner des couleurs différentes à un même morceau, c'est original.

Dans ce disque, Cormac Breatnach fait ses débuts de chanteur.
Deux chansons en Espagnol (son autre langue maternelle) "Mujeres" et "la Molinera" qui apportent encore de la nouveauté par rapport aux disques précédents.
Cormac nous y fait apprécier sa voix grave et mélodieuse.

Invité sur la chanson Mujeres, le terrible flûtiste Brian Dunning (du groupe Nightnoise) ajoute une dimension spéciale à ce titre. Le dialogue entre la flûte traversière et le low whistle vaut vraiment la peine !

Se promenant au gré des gigues, reels et autres polkas, Cormac Breatnach n'arrête pas de nous
tenir en haleine tout au long de ce cd.
Dans les morceaux plus lents, il nous fait aussi admirer la sonorités de ses instruments.

Je pense bien qu'il est aussi fort au high whistle qu'au low whistle.
Son style très imaginatif est fait de nombreuses variations. Parfois il ralenti le rythme d'un morceau pour réaccélérer ensuite...du grand art.

Tous les morceaux de "Musical Journey" sont d'un très haut niveau mais "The humours of Tullycreen" (un air plus lent) et la suite de reels "The britches full of stitches" sont fabuleux !

Depuis les années 2000, Cormac Breatnach a décidé de s'associer au guitariste Martin Dunlea.
Leur album "Music for Whistle and Guitar" est sorti en 2000.
Un disque que je ne connais pas encore (!) mais qui conbine les influences du traditionnel et du jazz.
Un petit extrait :
link


Entre l'Irlande et l'Ecosse, il y a sous la mer une voie faite de d'énormes roches circulaires appelée "Giants causeway" (la chaussée des géants)...Cormac Breatnach en est un.


 


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 21:52
Malgré les années et malgré le fait qu'il y en a beaucoup d'autres, Kevin Burke reste mon violoniste irlandais préféré.

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce musicien hors norme.
Kevin faisait partie du célèbre Bothy Band dans les années '70.
Après cela, il a formé un terrible duo avec le guitariste Micheal O'Domhnaill.
Il a également produit une série d'albums en solo collaborant avec une série de grands noms comme le guitariste Gerry O' Beirne, l'accordéoniste Jackie Daly...
Se partageant entre l'Irlande et les U.S.A. Kevin a créé son propre groupe "Open House" tout en étant un des membres fondateurs du célèbre band "Patrick Street" avec Andy Irvine.
Il fait toujours partie de "Celtic Fiddle Festival" qui regroupe trois violonistes et un guitariste.
Il a aussi joué en duo avec un autre guitariste Ged Foley.

J'ai toujours adoré son style très précis.
Dans son jeu, Kevin privilégie les notes plus graves ce qui donne beaucoup de profondeur à sa musique.
Les reels sont un style dans lequel il est vraiment très fort.



En 2007, il décide de s'associer à Cal Scott.
Cal est un excellent guitariste et compositeur.
Il est capable de jouer dans de nombreux styles y compris le jazz.
Cal Scott a composé de nombreuses musiques pour le cinéma et la télévision.
Il jouait dans "The Trail Band" qui est un groupe folk qui faisait de la musique traditionnelle de divers pays.

kevin Burke et Cal Scott ont enregistré un cd "Accross the Balck River".
En voici un apperçu.

 link

 link

Musique Irlandaise Kevin Burke & Micheal O'Domhnaill

PATRICK STREET

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 17:37
Eddie Furey, Paul Furey et George Furey ont tous eu des enfants mais j'ignore s'il y a des musiciens parmi eux.
Par contre, Aine et Martin Furey, les enfants de Finbar, ont suivi les traces de leurs aînés.



Comme son père, Martin Furey joue des whistles et de l'uilleann pipe. Egalement choriste, il joue aussi de la guitare acoustique.
En jouant de la cornemuse, il perpétue une tradition familiale très ancienne.
En effet, Ted Furey jouait d'abord de cet instrument avant de devenir violoniste.
Et Ted avait été influencé par son père, son grand-père et même son arrière grand-père qui tous avaient pratiqué cet instrument.
Martin Furey représente donc la sixième génération de cornemusier chez les Fureys !

Au début des années '90, Martin Furey forme le groupe "Bohinta" qui fait de la musique irlandaise d'un style plus moderne qui se démarque de la musique traditionnelle.
Une coloration plus folk-rock (guitare, fiddle,batterie, basse) avec de nombreuses compositions de Martin.



De son côté, Aine Furey est à la fois attirée par la chanson et par la civilisation celtique qu'elle étudiera à l'université de Cork.
En 1995, elle devient la chanteuse de Bohinta et fait de nombreuses tournées en Angleterre, Belgique, Allemagne, Norvège et Australie.
Durant ce temps, Aine jouera avec de nombreux musiciens comme Roy Marchbank, Nigel Walker, Brian Finnegan ou Kathryn Tickell.
En 2003, elle retournera cependant vivre en Irlande pour reprendre des études à l'université de Dublin pour obtenir un diplôme supérieur en Folklore Irlandais.
Aine Furey a une troisième passion qui est la protection des animaux pour laquelle elle s'investit beaucoup.

Après plusieurs enregistrements avec Bohinta, Aine va sortir un premier album solo en 2003 : "Sweetest summer rain".
En 2008, Aine a enregistré son nouvel album "Cross my palm" tout en continuant à étudier et à s'investir dans diverses causes comme "Save Tara", une campagne pour défendre la colline de Tara en Irlande.

J'avais découvert Aine Furey sur le premier cd de "Celtic Woman" qui présentait deux de ses chansons.
Il s'agit de deux chansons du groupe Bohinta écrites par Martin Furey.
"Wishes" est un titre en hommage à Edith Piaf.
Belle chanson où Aine chante même quelques phrases en français. Martin l'accompagne très bien au low whistle et à la guitare.
J'aime beaucoup le titre "Hand in hand" où Aine chante sur une musique bien structurée et très belle. La basse, la batterie et le fiddle y vont de très bons accompagnements avec en plus le hautbois de Rachel Flecher qui ornemente le tout de très belle façon.

Voulant en savoir un peu plus, j'ai acheté l'album "Sweetest summer rain".
Aine Furey a une voix à la fois grave et profonde.
Dans ce disque, elle est accompagnée par Martin plus Roy Marchbank aux guitares, Jimmy Jones aux percussions, Eezer à la guitare basse, Carlene Anglim au fiddle, Gil Hunter aux claviers et accordéon, Garry Low à la batterie et au bodhran et Angie Cranmore à la viole.
Tout ce beau monde au service d'une musique qu'on pourrait qualifier de "progressive folk-rock".



Aine Furey démarre souvent ses chansons sur un mode confidentiel puis sa voix s'emplifie et les orchestrations se développent progressivement.
C'est particulièrement le cas dans les titres "Renardine", "My love won't bring me roses" ou "By the water".
La plupart des titres sont des compositions de Martin, de Aine ou d'autres artistes comme Sandy Denny (Fairport Convention).
Le titre "Silky" est cependant basé sur une chanson traditionnelle. Un mythe assez répandu en Celtie à propos d'un être mi-homme mi dauphin.
Dans les années '70, Tri Yann chantait d'ailleurs cela dans sa très belle chanson "Le Dauphin".
J'aime bien ce titre avec de bons arrangements de whistle, d'uilleann pipe et de guitare électrique.
La voix de Martin me fait un peu penser à celle de Gabriel Yacoub.

Dans le titre "Sweetest summer rain", il y a un bon mélange d'accordéon et de fiddle.
Do you know, do you know...répète Aine de sa voix très mélodieuse.
Cette voix qu'on entend aussi à capella dans "Winter winds".

Dans "All our days", Aine chante doucement sur un fond de guitare, puis les effets vocaux se multiplient bien soutenus par des percussions et la chanson se termine en force.
Un titre lui aussi très agréable.

Aine Furey, une chanteuse qui fait passer ses émotions et son intérêt pour l'histoire des Celtes à travers ses chansons.
Une artiste vraiment intéressante qui perpétue la tradition d'une grande dynastie de musiciens.
  
 

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:58
En toute logique, les quatre fils de Ted et Nora Furey vont devenir musiciens.



L'aîné Eddie Furey (guitare, mandoline, bouzouki,cittern, bodhran) va démarrer sa carrière en 1968 en duo avec son frère Finbar (flûte, whistles, uilleann pipe, banjo).
Egalement chanteurs, les deux frères tourneront beaucoup en Ecosse à leurs débuts. C'est là qu'ils rencontreront les chanteurs du groupe les Corries qui auront certaines influences dans leur développement musical.
Plus tard, Eddie et Finbar collaboreront avec les Clancy Brothers, autre groupe phare des années '60 dans la verte Eirin.
Jusque 1982, les deux frères trouveront aussi le temps d'enregistrer 10 albums.

Comme signalé dans mon article Instruments irlandais
C'est Finbar Furey qui est à l'origine de la création du low whistle en Irlande.
Finbar jouait aussi de la Kena (flûte des Andes).
Durant un voyage, il avait endommagé l'instrument. Il demanda au luthier Bernard Overton de lui fabriquer une flûte au son identique mais en métal.
Le low whistle était né !
D'abord assez discret, cette version basse du tin whistle allait prendre une place de plus en plus importante dans la musique instrumentale. Des musiciens comme Davy Spillane, Michael Mc Goldrick ou Cormac Breatnach lui ont d'ailleurs donné des lettres de noblesse.


A côté de cela, Finbar Furey chante également en solo à partir de 1969. Il enregistrera une dizaine de disque de son côté.

Paul Furey (accordeon, spoons, whistles) forme un groupe "The Buskers" avec Brendan Leeson et Davey Arthur. Ils enregistreront un cd en 1973.

Ted Furey continue de tourner à la fin des années '70 accompagné par George (accordéon, guitare, bodhran, bones) son plus jeune fils.

En 1977, ils décident d'enregistrer un disque "The Furey Family" réunissant les quatre frères et les parents Furey.



L'année suivante, George a remplacé Brendan Leeson au sein des Buskers et ils partent en tournée au Danemark.
Pendant ce temps, Eddie et Finbar sont en tournée en Allemagne.
Ils y sont victimes d'un accident de la route (heureusement sans gravité).
Ayant été prévenus de cet accident, Paul et George décident d'aller rejoindre leurs frères.
Ils prennent alors la décision de ne plus se quitter et de jouer ensembles.
Ils forment alors "The Fureys and Davey Arthur" un groupe qui allait durer jusqu'en 1990.
Davey Arthur étant lui aussi un multi-instrumentiste (dulcimer, guitare, mandoline, cittern).
Groupe très prolifique, ils enregistreront la bagatelle de 17 albums durant cette période.

Après le départ de Davey et de Finbar, les trois autres frères continueront sous l'appelation "The Fureys" en continuant à parcourir l'Europe et les U.S.A. et en enregistrant encore une dizaine de cd.
Les Fureys on fêté leurs trente ans d'existence en 2008 et préparent un nouvel album !


Musicalement, les fils de Ted Furey sont d'avantage des chanteurs et leur répertoire est fait d'un grand nombre de ballades et de chansons d'amour.
Dans leur musique, il y a certes aussi des instrumentaux car ces gars ont bien sûr été bercés dans la musique traditionnelle.
Et comme ce sont d'excellents musiciens ils ne se privent pas d'interpréter une gigue ou un reel ça et là au fil de leurs albums.
Mais quatre vingt pour cent de leurs titres sont des chansons.
Eddie Furey, l'aîné des frères à une jolie voix claire et interprète une partie de celles-ci.
Le reste étant chanté par Finbar Furey dont la voix est plus grave et teintée d'émotions.



Bien qu'ils jouent une multitude d'instruments, les Fureys n'hésitent pas à faire appel à d'autres musiciens pour certain titres au besoin des arrangements.
Une section de "cordes", des cuivres, une basse, un violoncelle...tout convient à la musique des Fureys.
Il y a donc dans la musique du groupe une variété de sonorités qui les éloigne parfois assez nettement du son acoustique des groupes folk.
Ils font aussi souvent appel à Phil Coulter (pianiste et compositeur) pour les harmonisations de leurs chansons.
C'est le cas entre autre dans l'album "Steal Away".

Possédant seulement trois disques, ma connaissance de leur répertoire est forcément limitée.
J'ai cependant toujours bien apprécié ces artistes dont les chansons sont apaisantes avec des arrangements particulièrement soignés.
j'ai une préférence pour des titres comme "Green fields of France", "I will love you", "The reason I left Mullingar", "Dublin", "Steal Away", "The leaving of Nancy", "William Taylor", "Sitting alone"... qui sont tous magnifiques.

Avec les Dubliners, les Wolfe tones ou les Clancy Brothers (qui ont tous démarré dans les années '60), les Fureys font partie de ces groupes vocaux qui représentent un courant fondamental de la musique irlandaise.

Des musiciens qui restent incontournables et qu'il faut écouter à tout prix.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 10:11
Un de mes premiers disques de musique irlandaise fut un disque de Ted Furey.
A l'époque, les 33 tours édités par "Le Chant du Monde" avaient une pochette tryptique ouvrante qui permettait d'imprimer de nombreuses informations sur les artistes et les airs joués.
"Le fiddle irlandais" me permit donc de découvrir un grand violoniste irlandais.



Ted Furey, un musicien au parcours peu banal.
Il est né à Athlone au centre de l'Irlande sur les rives du Shannon.
Ses dons d'instrumentiste, il les avait hérité de son père, de son grand-père et même de son arrière grand-père tous joueurs de cornemuse irlandaise.
Il commença donc la cornemuse dès l'âge de huit ans.
A 14 ans, Ted démarra une carrrère de musicien, toujours en compagnie de son père et de son grand-père.
Gagner sa vie avec la musique, dans les années '20 ce n'était pas évident en Irlande avec en plus les troubles politiques qui secouaient le pays.
Après le décès de ses ainés, Ted Furey délaissa peu à peu la cornemuse au profit du banjo.
Engagé dans un orchestre, il se mit à faire du jazz et du ragtime.
Durant une vingtaine d'années, il fut musicien professionnel et apprit d'autres instruments commme l'accordéon, le whistle et même la trompette.
Au décès de sa mère, il laissa tomber la musique durant de nombreuses années.

A la fin des années '50 les "Fleadh Ceoils" (festivals de musique populaire) lui redonnèrent l'envie de refaire de la musique.
En voyant d'autres musiciens prendre du bon temps à jouer dans les pubs, Ted voulu s'y remettre lui aussi.
Il eut cependant envie de devenir violoniste.
Il se fabriqua lui-même son violon et se mit à s'exercer durant 16 heures par jour !
Ted Furey participa à des concours à partir de 1959, cela dura quatre ans.
Quatre ans avant de se juger assez bon que pour redevenir professionel.
Et à partir de se moment, Ted se remit à jouer dans toute l'Irlande mais aussi en Angleterre et en Ecosse, partout où on le demandait.
La musique irlandaise étant inscrite dans ses gènes, il n'eut aucun mal à se replonger dans les airs traditionnels qu'il avait pratiqué par le passé.

Dans l'intervalle, il avait épousé Nora elle aussi musicienne (accordéon, banjo) qui lui donna quatre fils...tous musiciens également.

Ted Furey enregistra quelques disques avec sa femme et ses fils ainsi que d'autres en solo.
"Le fiddle irlandais" est de ceux-là.
Dans cet album, Ted est accompagné par le guitariste Patsy Whelan et par un autre violoniste John Wright.

Natif de Dublin, Patsy Whelan va jouer avec les musiciens d'un ceilidh band (orchestre de danses traditionnelles) durant trois ans avant de suivre son propre chemin à travers les folk club et festivals.
Egalement violoniste Patsy Whelan aura une carrière internationale en compagnie des plus grands tant en Irlande qu'en Angletere et même aux U.S.A.
Son expérience de la tradition musicale font de lui un fameux accompagnateur capable de trouver les bons accords et les bons appuis rythmiques avec sa guitare.

John Wright joue le "second fiddle" dans certains morceaux du disque.
Son style est plus "doux" que celui de Ted.
Cet Irlandais s'intéressa d'abord à la pratique de la guimbarde avant de se mettre au fiddle en 1965. Passionné de musique traditionnelle, il va s'installer à Paris à partir de 1967.
Là il fondera le folk club "Le Bourdon".
Beaucoup plus tard, on le retrouve comme membre du groupe Hempson, un ensemble qui fait de la musique ancienne irlandaise.

Ce qui m'a le plus frappé en écoutant le disque de Ted Furey c'est ce violon un peu grinçant et son terrible sens du rythme.
Quinze titres où les gigues, les reels les hornpipes se succèdent avec un même bonheur.
Tous ces titres (The Rakes of Kildare, Toss the Feathers, Lord Inchiquin, The Silver Spear...), j'allais les réécouter plus tard en découvrant d'autres groupes irlandais.

Au même titre que mon premier album des Chieftains, ce disque de Ted Furey me permit réellement de me rendre compte de ce qu'était la musique irlandaise.
Certes j'avais déjà entendu auparavant des morceaux irlandais d'Alan Stivell mais ici c'était encore différent.



La conviction avec laquelle Ted Furey joue, c'est vraiment très prenant.
Patsy Whelan marque très bien le rythme et ses doigts semblent rebondir sur les cordes de sa guitare. Avec très beau style, John Wright vient ça et là ornementer des airs très dansants.

La pochette particulièrement bien documentée de ce disque donne pas mal d'explications sur l'origine des morceaux.
"The Lark in the Morn" (l'alouette du matin) entre autres.
Ce titre très répandu dans la musique irlandaise s'appelait autrefois "The Pipers Contest" (le concours de sonneurs).
Comme c'était souvent le cas en Irlande auparavant, une compétition de joueurs d'uilleann pipes opposait en finale un vieux musicien et un autre irlandais attaché au service d'un lord.
Deux grands joueurs de cornemuse qu'on n'avait pu départager après 10 heures de compétition.
A six heures du matin, le plus vieux demanda à s'absenter un moment étant pris par un besoin urgent.
En allant au fond du jardin, il entendit chanter une alouette. Dans sa tête, il se mit alors à composer un air à partir du chant de l'oiseau.
Revenu au concours, il demanda à exécuter un nouveau morceau. Son opposant devait alors rejouer le même air mais il en fut incapable car il ne connaisait pas ce morceau.
Le vieux sonneur fut déclaré vainqueur. "The Lark in the Morn" était né.
Quand vous entendrez encore ce morceau...

Même se ces disques sont forts anciens, n'hésitez pas à écouter Ted Furey si vous en avez l'occasion.
 

L'héritage de Ted Furey n'est pas seulement fait de concerts et d'enregistrements ; ses quatre fils n'allaient pas en rester là ...

 
Lien vers une vidéo très ancienne de Ted avec d'autres musiciens.
link

 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:30
Superbe soirée pour moi que celle de ce samedi 14/03 dernier.
Pour la St.Patrick, le Centre Culturel de Dison (Belgique) accueillait le groupe "Snakes in Exile".
Venu de Flandre (Hasselt), ce groupe est spécialisé dans la musique irlandaise.

En 1992, Luc Baillieul (chant,guitare) , Peter Van Aken (chant, accordéon) et Gert Meulemans (chant, basse) ,tous trois animés par la même passion pour le celtique, décident d'unir leurs talents.
Une réussite car nos trois gaillards sont à la fois doués musicalement et vocalement.
Ils vont alors entamer une suite interminable de concerts qui les verra jouer dans des petites salles ainsi que dans de grands festivals (Dranouter, Cambridge, Folkwoods (NL)...).

Durant toutes ces années, il ont aussi trouvé le temps d'enregistrer quatre cd.
Une série de musiciens (violoniste, flûtiste...) sont venus les épauler pour enregistrer ces disques.
Depuis 2000, le trio est devenu un quatuor avec l'arrivée du batteur Gette De Deken. Et en 2006, c'est Kristiaan Malisse qui a pris place derrière les drums.

Snakes in Exile me fait un peu penser au style des Dubliners ou des Pogues.
C'est à dire des chansons entraînantes (chansons de marins, chansons d'amour, chansons à boire...) dans un style caractéristique de ce qui se fait sur la côte Est de l'Irlande.
C'est l'aspect plus anglo-saxon, plus festif de la musique irlandaise.
Sur la côte Ouest, la musique est plus influencée par la culture gaélique.
Une musique plus introvertie, plus mélancolique aussi.
Même si, depuis une trentaine d'annés, vu la plus grande mobilité des musiciens et les courants d'influences divers, ces deux catégories sont moins distinctes qu'autrefois.



J'avais eu l'occasion de découvrir Snakes in exile en 1999 (Green space folk festival).
A l'époque, ils étaient accompagnés par un jeune violoniste que j'avais beaucoup apprécié.
A ce moment, je n'avais pas encore de site internet mais j'avais noté une appréciation où j'insistais sur les qualités vocales de ce groupe.

Dix ans plus tard, j'étais donc curieux de voir ce que ce band était devenu.
J'ai de suite été sous le charme car Luc Baillieul est vraiment très dynamique. Il a une très belle voix et est un bon guitariste.
Bien que Flamand, il a fait l'effort de présenter les chansons dans un français très correct.
Lorsqu'il butait sur un mot, l'un ou l'autre spectateur lui soufflait le terme en français.
Le tout se passait dans la bonne humeur et Luc faisait preuve de beaucoup d'humour.

Peter Van Aken est formidable également. Grand et costaud, cet ancien joueur de rugby s'était familiarisé avec le chant polyphonique après les matchs. Il n'était pas rare en effet que les joueurs se mettent à chanter dans la plus grande fraternité.
Peter à une voix superbe et prend régulièrement le relais de Luc dans les chansons.
Le fait qu'ils chantent parfois en alternance rend ces chansons plus entraînantes encore.
Peter Van Aken est aussi un grand accordéoniste. Son registre ne se limite pas au style irlandais car il exploite de nombreuses possibilités de son accordéon à touches.
Son jeu dynamise la musique de Snakes in exile.

Gert Meulemans lui se charge des notes basses.
Il alterne avec brio la guitare basse et la contre-basse électrique.
Et vocalement, il est aussi doté d'une voix grave et profonde qui complète à merveille celle de ses deux compères.
Un peu plus calme que les deux autres, son jeu sur scène ne manque pas d'humour non plus.

Derrière eux, Kristiaan Malisse alterne batterie et percussions. Il chante également.
Jeune musicien doué, Kristiaan marque bien le rythme et nous gratifiera de quelques bons solos durant le concert.
Tout à la fin du spectacle, il déserta ses drums pour montrer qu'il joue aussi de la guitare acoustique.


Quatre très bons musiciens donc pour entamer le concert avec "Yarmouth town" une chanson de Planxty, le ton est donné.
Et bien sûr, ils vont continuer sur cette lancée alternant les traditionnels (ex.The raggle taggle gypsy) avec des chansons composées par d'autres ou leurs propres chansons.
Luc Baillieul nous donnant chaque fois des précisions sur le contexte de la chanson.
Ils vont nous chanter un nombre incalculable de titres durant les deux parties de ce spectacle.
La première partie dura une heure trente, la seconde approcha les deux heures !
S'il n'avait pas été si tard, je crois bien que les Snakes auraient encore prolongé leurs rappels.
Ils avaient l'air de très bien se plaire parmi nous.
Toute une série de découvertes (St.Patrick was a gentleman...) pour moi ce soir là et le plaisir de réentendre des morceaux comme "I tell my Ma" ou "Wiskey in the jar" popularisés par les Dubliners.
Surprise aussi de voir par moment Peter et Luc déposer leurs instruments pour s'accompagner au bodhran. Ils manient plutôt bien le tambourin irlandais qui met leur chant encore plus en valeur.
Dans les temps forts de ce concert, je retiendrai "The City of Chicago" qui est également chantée par une de mes idoles Christy Moore.
Assez inatendu, la très bonne reprise de "Fields of Gold" une chanson de Sting que Luc présenta comme une chanson...celtique.
J'ai été aussi impressionné par leur version de "Loch Lomond". J'adore la version rock du groupe écossais Runrig.
Snakes in exile a choisi une version à capella où l'arrangement polyphonique est tout simplement grandiose !
Grand moment de musique celtique, chapeau les gars !



Pour conclure, Snakes in exile va nous offrir une dernière surprise.
La chanson "The parting glass".
Bartje, leur ingénieur du son les rejoint pour ce titre.
Tous les cinq, assis sur le bord de la scène et sans micro, se mettent à chanter cette chanson légèrement mélancolique superbement harmonisée une fois encore.
Un moment inoubliable !

Et cette soirée se termina par le verre de l'amitié avec pour moi l'occasion d'un peu parler avec un Luc Baillieul vraiment très sympathique.
Le public, bien que peu nombreux était ravi par ce show.
Il en fut de même pour la personne qui m'accompagnait.
Une ambiance très conviviale qui me permit d'échanger avec Wilfrid et Paul (organisateur), des amis celtes de toujours.
Egalement de faire la connaissance d'un couple de Bruxellois qui sont fans des Snakes depuis de nombreuses années et assistent à tous leurs concerts.
Et comme ils ont raison !

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 23:13
Depuis très longtemps, les bons musiciens sont légion dans la musique traditionnelle irlandaise.
Les années '70 et '80 avaient fait découvrir des groupes mythiques comme Planxty, Bothy Band, De Dannan...
D'autres groupes dans les années '90 avaient marché sur leurs traces comme Altan, Lunasa, Solas, Dervish...
Depuis les années 2000, les nouvelles générations ne sont pas en reste avec une floppée de jeunes musiciens tous plus talentueux les uns que les autres.
Ronan O' Flaherty et Edel Fox sont de ceux-là.

J'avais déjà évoqué Edel Fox dans mon article consacré aux concertinas ces curieux petits accordéons.  Concertinas

Native du Conté de Clare, la jeune Edel a commencé à jouer dès l'âge de sept ans.
Noël Hill fut son profeseur et elle allait rapidement progresser au point de devenir une virtuose.
Elle se fait d'abord connaître par de nombreux passages à la radio irlandaise et aussi à la BBC.
Puis participe à de nombreux festivals dont celui de Miltown Malbay sa ville natale.



En 1991, j'avais eu l'occasion d'aller à ce festival.
Un fameux souvenir avec tous ces pubs bondés de musiciens et d'amateurs de folk.
J'avais échangé quelques mots avec un joueur de "bones" qui m'avait demandé si j'étais également musicien. 
Il y avait une telle communion dans ce pub qu'on avait l'impression qu'il s'agissait d'un culte.



Edel jouera lors de nombreux concerts en Irlande et fera des tounées musicales qui la conduiront jusqu'aux U.S.A. et même en Asie. 
Très jeune elle rencontre Ronan O' Flaherty avec qui elle va jouer de plus en plus souvent au point de former un duo très performant.

En 2004, elle remporte le prix décerné au "Meilleur Jeune Musicien Irlandais".

 

Edel est aussi professeur de musique traditionnelle à l'école Willie Clancy (Miltown Malbay).
Tout en continuant à étudier la musique à l'université de Limerick.

Ronan O' Flaherty est né dans le Conté de Galway qui est voisin du Conté de Clare sur la côte Ouest de L'Irlande.
Galway est une sorte de porte d'entrée avant le Connemara.
Son père tenant un pub à Galway city et le jeune Ronan a donc été bercé dans la musique traditionnelle dès son plus jeune âge.
Il étudie le fiddle tout en fréquentant toute une série de musiciens professionnels ou amateurs.
Adolescent, il va écouter des disques de musiciens des années '30 et '40 comme James Morrison et Michael Coleman et s'inspirer de leur styles.
Très vite, il va déveloper une exellente technique au violon et sera reconnu par ses pairs.
Malgré son jeune âge, Ronan va collaborer avec beaucoup de bons musiciens et donner une série de concerts tant en Irlande que dans le reste de l'Europe.
Lui aussi aura l'occasion de se produire en Chine !



En 2006, Edel et Ronan décident d'enregistrer leur premier cd.
En compagnie de Michael McCague (bouzouki et guitare) et Brian McGrath (claviers) ils vont revisiter toute une série de classiques du répertoire irlandais.
Et de quelle manière !
Dès le premier titre "Martin Wynne's" on est frappé par leur brillante interprétation.
Le "découpage" précis du bouzouki, les claviers pour les notes basses, le concertina qui sonne plus grave à partir du deuxième reel.

"The maid on the green", subtile suite de gigues où fiddle et concertina jouent à l'unisson.
Idem dans les reels du troisième titre "The bag of spuds" où le concertina joue plus de notes basses bien soutenu par le bouzouki.

Une interprétation tout en finesse sur le medley "Boys of Ballyosadare" fait de temps forts dans lesquels Edel vient si bien appuyer le rythme.
J'aime bien aussi le jeu de guitare dans la suite de Hornpipe "Poll ha Penny".
Une terrible rythmique dans un style très irlandais.

Autre classique, "The Chicago reel" avec un très bon fiddle qui souligne à merveille les notes de concertina, le tout bien mis en valeur par la guitare et le bouzouki.
"An Coileach..." sont des slides, la deuxième était également jouée par le Bothy Band dans les années '70.

Ronan O'Flaherty est seul au fiddle pour "The Connacht Man's rambles" une gigue puis un reel.
Son jeu est à la fois très accrocheur et très souple. Une fois de plus, il est très bien accomagné par les claviers de Brian McGrath et la guitare de Michael McCague.
J'aime beaucoup aussi la suite "Gan Aimn" pour leur originalité dans la manière de jouer le dernier reel (Morning dew).

Rythme un peu plus lent pour les reels "The Sligo" où le piano fait de nouveau office de basse.
"The Iron Man" est une danse d'origine écossaise (strathspey), un rythme plus irrégulier que Ronan et Edel jouent seuls.
"Na Ceannabhain Bana" est la version instrumentale d'une chanson en gaélique.
Une slip-jig bien soutenue par les claviers et la guitare.

Et le disque se termine sur un autre classique, "The Fisherman's lilt".
Michael McCague (qui dit avoir été influencé par Alec Finn de De Dannan) utilise toutes les possibilités de son bouzouki pour ornementer ce morceau.
Grande originalité du fiddle dans le reel suivant (The musical priest). Un dernier titre où Edel est une fois de plus très brillante.

Cette rencontre entre Edel Fox et Ronan O'Flaherty est donc une réussite.
Un témoignage très vivant de ce qu'est la musique traditionnelle irlandaise au 21ème siècle.
A découvrir au plus vite, à savourer lentement !
 



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