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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:17

C'est le titre d'une chanson écrite par Jim Page en 1967.

Chanson anti-nucléaire à propos de la bombe atomique larguée sur le Japon en 1945.

Sujet grave et donc chanson constestataire reprise par de nombreux artistes dont Tom Cribb, Paddy Rooney et Christy Moore.

link

Au début des années '80, Christy Moore fait partie du groupe "Moving Hearts" avec Donal Lunny et le guitariste Declan Sinnot.

Comme expliqué dans des articles précédents, Moving Hearts est une fusion de rock, de jazz et de musique irlandaise.

Un chanteur, plus une formation rock (basse, claviers, guitare électrique, batterie) plus un saxophone, un bouzouki et un uilleann pipe.

Un groupe dont j'ai gardé un souvenir extraordinaire tant pour ses chansons que pour ses instrumentaux.

Un groupe qui avait eu l'excellente idée de se reformer en 2007 (je vous en ai parlé à plusieurs reprises).

 

"Hiroshima Nagasaki..." est une de mes chansons préférées de ce groupe tant pour le texte que pour sa musique rythmée et les "pipes" de Davy Spillane.

Ecoutez plutôt...

 

 

 

Depuis de nombreuses années, Declan Sinnot accompagne Christy Moore sur disque comme sur scène.

Il propose des accompagnements très variés en alternant slide-guitar, guitares acoustiques et électriques.

Egalement choriste, il est le complément idéal de Christy.

Ils ont donné de très nombreux concert et vous pouvez les apprécier sur de nombreuses vidéos sur You Tube.

Entre autre la chanson "Hiroshima" que Christy a ré-enregistrée dans une version plus lente.


 

 

Pour ne pas être en reste...Donal Lunny a proposé à nos deux compères de refaire une version rythmée

avec un bouzouki et deux guitares.

Cela donne ceci :


link

 

Laquelle est la meilleure ?  A vous de choisir.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 23:18

Donal Lunny est mon musicien irlandais préféré.

 donalo1

Je l'avais découvert fin 1984 en achetant à la fois un disque du Bothy Band, un des Moving Hearts et un du groupe Planxty.

J'étais tout d'abord intrigué par le fait de voir ce nom sur les trois pochettes.

Oui, c'était bien ce musicien qui jouait tantôt du bouzouki, tantôt du bodhran ou encore des claviers de plage en plage.

Je découvrais ainsi une des personnalités les plus marquantes de la musique irlandaise de ces quarante (!) dernières années.

Quatre détonateurs de la musique irlandaise

 

Né en 1947 à Tullamore, le jeune Donal va très tôt s'intéresser à la musique.

Il étudiera d'abord le piano avant d'apprendre le tambour puis de s'intéresser à la guitare.

Ecoutant tour à tour de la musique classique du rock et du jazz, Donal commencera à jouer de la musique folk au début des années '60.

C'est en jouant dans des groupes comme the "Liffeysiders" ou the "Emmet Spiceland" qu'il va découvrir toutes les spécificités de cette musique irlandaise.

C'est à partir de là qu'il va développer son sens de l'harmonisation qui lui sera tellement utile par la suite.

Car si Donal est un musicien hors pair, c'est aussi un arrangeur surdoué.

Ses accompagnements sont particulièrement subtils, parfaitement dosés.

Et son style met vraiment en relief les autres instruments.

 

Fin des années '60, Johnny Moynihan va importer le bouzouki en Irlande.

Il va transmettre à la fois son goût pour la musique des Balkans et pour cet instrument à son compère Andy Irvine.

Andy voyagera à son tour dans ces pays avant de rentrer en Irlande où il rencontrera Donal Lunny.

 

les mêmes beaucoup plus tard...en 2009

 

Liam O' Flynn,  Andy Irvine et Donal Lunny vont alors accompagner le chanteur Christy Moore en 1972.

Ils vont enregistrer le disque "Prosperous" qui  remportera un grand succès.

Et sur leur lancée, nos quatre amis vont former le groupe "Planxty" en 1973.

A ce moment, Donal Lunny fait du bouzouki son instrument de prédilcetion.

 

Au fil du temps, le bouzouki irlandais (avec des cordes différentes et un fond plus plat que le bouzouki grec)  va se répendre de plus en plus dans la musique traditionnelle irlandaise.

Après les pionniers des années '70 (Johnny Moynihan, Andy Irvine, Donal Lunny, Alec Finn) des dizaines de musiciens vont apprendre à jouer de cet instrument qui est devenu incontournable.

La révolution du bouzouki

 

Bien que Planxty soit en pleine gloire, Donal Lunny décide de les quitter pour former un autre groupe en 1975.

Avec Triona Ni Domhnaill, Micheal O'Domhnaill, Paddy Keenan, Matt Molloy et Kevin Burke il forme le

Bothy Band.

Un groupe qui va rapidement se faire connaître et remporter un très grand succès dans la verte Eirinn.

Bothy Band était d'avantage un groupe instrumental alors que Planxty privilégiait plus les chansons.

Retrourné dans Planxty, Donal Lunny cumule les fonctions en étant toujours membre du Bothy Band jusqu'à sa dissolution en 1979.

 

En 1981, Donal se lance dans une nouvelle aventure avec les Moving Hearts.

Un groupe qui fait une exellente fusion entre le rock, le jazz et la musique irlandaise.

Christy Moore, Keith Donald, Eoghan O' Neill et le tout jeune piper Davy Spillane en sont les figures de proue.

Donal y joue du synthé et a électrifié son bouzouki.

 

Après leur séparation en 1986, Donal Lunny va collaborer avec un nombre incroyable d'artistes et de groupes en Irlande et ailleurs.

Tour à tour, musicien, compositeur, arrangeur, producteur et ingénieur du son, Donal va se constituer une carte de visite kilométrique dans le monde musical.

Travaillant avec Bono (U2) Sinead O' Connor, Clannad, Bill Whelan, Steve Cooney, Paul Brady, Brendan Power, Cormac Breatnach, Julie Fowlis, Sharon Shannon, Arty Mc Glynn...

Aussi avec Capercaillie, Patrick Street, Altan, Mozaik...

Dans les années '90, il forme un nouveau groupe "Coolfin" avec la violoniste Nollaig Casey, le piper John Mc Sherry, le batteur Ray Fean...

 

Cette fois avec son groupe Coolfin + Gilles Servat et Ronnie Drew (ex. les Dubliners).

 

A la même époque, Donal Lunny est directeur artistique de l'Héritage des Celtes de Dan Ar Braz qui enregistrera quatre cd et représentera la France à l'Eurovision.

Gilles Servat invitera aussi Donal sur plusieurs de ses disques.

 

Un nombre incroyable de collaborations qui font qu'on pourrait se demander si notre ami Donal n'est pas centenaire tant sa biographie et sa discographie sont impressionnantes.

 

Découvreur de talents, accompagnateur hors pair, Donal Lunny est aussi un rassembleur qui adore les réunions musicales où il fait bon être ensemble pour pratiquer cette musique irlandaise.

Pour lui, tous les prétextes sont bons.

 

 

Trois pipers : John Mc Sherry, Davy Spillane et Liam O' Flynn + Andy Irvine, Steve Cooney, Paddy Glackin,

Christy Moore, Sharon Shannon, Nollaig Casey, Ray Fean...

 

Il y a de très très nombreux disques de musique celtique qui sont excellents.

Pour moi, les disques où joue Donal Lunny ont une saveur particulière.

Ne vous en privez pas !

 

 

Une petite dernière pour la route.

(Avec Planxty et Bill Whelan)

 

link

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 21:25

Les découvertes d'artistes se font parfois en cascade.

En m'intéressant aux musiciens americano-irlandais, j'avais découvert le formidable joueur de banjo Mick Moloney ainsi que le chanteur Robbie O' Connell.

Puis, sur un de leurs cd, il y avait un flûtiste et joueur d'uilleann pipe, Seamus Egan qui était aussi très bon.

J'ai ensuite déniché "When Juniper Sleeps", le premier disque de Seamus sur lequel jouait un guitariste,

un certain John Doyle.

Pas moins de douze musiciens participaient à cet excellent cd dont la violoniste Winifred Horan et l'accordéoniste John Williams.

Un peu plus tard, Seamus Egan, John Doyle, Winifred Horan et John Williams décident de former le groupe SOLAS  et ils engagent la chanteuse Karan Casey.

Solas ne tardera pas à se hisser parmi les meilleurs bands de musique traditionnelle tant aux Etats-Unis qu'en Irlande.

 

J'ai donc eu envie de consacrer un article à ce fabuleux guitariste.

  doy1

 

Né à Dublin en 1971, John est issu d'une famille de musiciens et sera tout naturellement plongé dans la musique irlandaise.

Son père, Sean Doyle, étant d'ailleurs un chanteur et collecteur de chansons.

John apprend la guitare et va progresser très rapidement au point de devenir professionnel à l'âge de 16 ans.

Il décide alors de s'embarquer pour New York City où il va très vite rencontrer de nombreux musiciens comme Eileen Ivers, Seamus Egan, Liz Carroll...

Toutes ces rencontres seront très enrichissantes pour notre guitariste gaucher qui en profitera pour parfaire sa technique et pour approfondir sa connaissance des divers styles d'accompagnement.

 

 

Avec Solas, John va enregistrer quatre albums.

Dans ces disques il démontre qu'il est un accompagnateur hors pair.

A la fois rythmée et élaborée, sa manière de jouer apporte de nouvelles dimensions à la guitare

dans la musique irlandaise.

 

Tout en gardant d'excellents contacts avec les musiciens du groupe, John décide de quitter Solas pour donner une autre dimension à sa carrière.

 

D'une part, il se lancera dans la production d'artistes, d'autre part, il va collaborer avec toute une série d'autres musiciens tant en Irlande qu'aux U.S.A.

John accompagnera donc sur scène ou sur disque bon nombre de ses amis comme les violonistes Eileen Ivers et John Mc Cusker, le flûtiste Michael McGoldrick ou la chanteuse Karan Casey.

 

C'est à cette époque aussi qu'il va former un terrible duo avec la violoniste Américaine Liz Carroll.

Un duo guitare-fiddle on ne peut plus tonique qui a déjà pas mal de concerts et d'enregistrements à son actif (le dernier en date étant le cd "Double Play" sorti en 2009).

 

Autre aspect important de la carrière de John Doyle, ses albums en solo.

En 2001, il sort "Evening Comes Early".

 

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Un disque principalement folk mais avec de temps à autre des colorations blues.

Entouré de quelques "pointures" comme John Antony ou Mikael Aharon, John Doyle nous fait découvrir toutes les facettes de son talent.

En plus de la guitare, il joue aussi du bouzouki.

Et puis, surtout, John Doyle démontre qu'il est un très bon chanteur.

Son père Sean Doyle est un chanteur assez réputé et John lui a emboîté le pas.

La voix de John est plus aigüe que celle de son père mais les intonations sont les mêmes.

 

Principalement des chansons traditionnelles mais aussi quelques compositions sur ce cd.

 

Au niveau instrumental, John démontre ses qualités extraordinaires de soliste.

Car son jeu à la guitare est beaucoup plus développé que ce qu'il fait avec Solas.

Une musique très travaillée riche en harmonisations et en variations.

 

 

Tout ce cd est très bon mais il y a un titre tout à fait exceptionnel, c'est la chanson "Crooked Jack" que  je ne me lasse pas d'écouter. link

Sur une musique très proche d'un standard irlandais (The Star of the County Down), John à la guitare 

et Richie Streams au "clawhammer banjo" nous chantent magnifiquement ce morceau.

 

En 2005, John sort son deuxième album solo : "Wayward Son"

doy3

Kenny Malone, John Mc Cusker, Mike Mc Goldrick, Danny Thompson, John Williams et quelques autres sont venus accompagner John Doyle sur ce disque.

Comme le précédent, un disque qui alterne les chansons avec les gigues et les reels qui sont toujours joués avec une étonnante maîtrise.

Avec aussi la participation d'excellentes chanteuses comme Linda Thompson et Kate Rusby.

Un autre disque vraiment intéressant.

 

 

Compositeur, arrangeur, producteur, musicien, chanteur, John Doyle

a déjà derrière lui une longue carrière artistique.

Ayant participé à une bonne quarantaine d'enregistements avec le gratin des musiciens folk tant aux U.S.A. qu'en Irlande, ce guitariste gaucher est une figure de proue de la musique Irlandaise.

 

Alors, si vous ne le connaissez pas encore...

 

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:51

Dans les années '80, la découverte du groupe Planxty fut pour moi une révélation.

Au même titre que Moving Hearts, Bothy Band...c'est avec Planxty que j'ai véritablement apprécié la musique Irlandaise.

Il faut dire qu'avec des musiciens comme Liam O' Flynn (un des meilleurs, si pas le meilleur joueur d'uilleann pipe en Irlande), Donal Lunny (multi-instrumentiste qui est pour beaucoup dans le renouveau de la musique Irlandaise), Christy Moore (qui est un de mes chanteurs préférés) et Andy Irvine (qui est mon autre chanteur préféré), on ne pouvait avoir qu'un groupe exceptionnel.

 

J'avais déjà retracé la carrière d' Andy Irvine mais je voulais encore lui rendre homage car c'est vraiment un tout grand.

J'ai toujours été étonné par les variations de sa voix tantôt très douce, tantôt plus rugeuse et plus sonore.

Un registre assez vaste en fait qui varie selon les morceaux.

Une voix qui maîtrise aussi bien les aïgues que les graves.

 

Le voici dans une chanson calme et prenante.

"Kellswater" se trouvait sur l'album "The Woman I loved so well" produit par Planxty en 1980.

Assurément une de mes préférées !

 

 

 

Poly-instrumentiste (bouzouki, guitare-bouzouki, mandoline, vielle à roue, harmonica),  Andy Irvine cultive depuis très longtemps un goût pour la musique des Balkans.

D'où ses expériences musicales diverses comme le cd "Eastwind" ou le groupe Mozaik (qui mélange musiques des pays de l'Est et musiques Irlandaises.

 

En 2009, il était l'invité du groupe Breton Pennou Skoulm au festival de Lorient.

Une preuve de plus de ses capacités à interpréter tous les syles musicaux.

 

Voici à présent une chanson plus rythmée dans laquelle Andy chante avec une voix plus grave.

"O' Donoghue's" se trouve sur l'album "Changing trains" du groupe Mozaik.

Andy y raconte son coup de foudre pour la musique Irlandaise dans ce pub à la fin des années '60.

 

Merci d'être là, Andy !

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 15:07
Autre concert récent auquel j'ai eu le plaisir d'assister, le groupe "Snakes in Exile".
Ce 20 mars dernier et pour fêter la Saint Patrick, les Snakes étaient donc de retour au Centre Culturel de Dison.

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Il y a pratiquement un an, je les avais vus au même endroit et j'avais relaté cet excellent concert.
Snakes in Exile 

Le concert de 2010 était de la même veine que le précédent.
Sauf que si l'année dernière, il n'y avait qu'une quarentaine de spectateurs, cette fois nous étions trois fois plus et la petite salle de Dison (près de Verviers) était pleine comme un oeuf.
Ce qui bien sûr ravissait mes potes Wilfrid et Paul ainsi que les autres organisateurs.

Parmi les spectateurs, certains s'étaient affublés de grands chapeaux irlandais aux couleurs de la Verte Eirin.
La Guiness, le whiskey ainsi que d'autres bières belges étaient bien entendu là pour donner un caractère encore plus festif à la soirée.

C'est donc la troisième fois que je voyais ce groupe de Hasselt et ils sont toujours aussi sympas.
Bien que néerlandophones, ils font de gros efforts pour s'exprimer dans un Français correct.
Tout en ajoutant parfois des mots de Néerlandais et d'Anglais quand ils présentent leurs chansons.
Tout ça accompagné de très nombreux échanges avec le public qu'ils invitent à participer.

Luc Balieul (guitare et chant) est toujours aussi dynamique. Peter Vanaken (l'autre chanteur) nous entraîne sans cesse aux sons très rythmés de son accordéon.
Gert Meulemans (basse & contrebasse électrique) se charge encore de toutes les notes graves (y compris lorqu'il chante) et le batteur Kristiaan Malisse est toujours aussi bon.
L'année dernière, Kristiaan nous avait même fait un solo de percussions sur sa guitare car il est aussi guitariste.
Cette d'année, il a d'ailleurs plus joué de la guitare en nous chantant plusieurs de ses compositions.

skin4
Car Snakes in Exile ne se contente pas d'interpréter des classiques du répertoire irlandais mais aime aussi jouer ses propres morceaux.

Une fois de plus, j'ai admiré leurs qualités tant instrumentales que vocales.
Et je dois avouer que j'aime particulièrement les chants qu'ils interprètent à capella.
Les Snakes ont vraiment une grande maîtrise de la polyphonie.
J'ai de nouveau adoré leur version de "Loch Lomond" et nous étions plusieurs à chanter avec eux.
Ils sont certainement un des meilleurs groupe folk au niveau des harmonies vocales.

J'ai beaucoup apprécié d'autres titres comme "Feal so Near " ou ils demandèrent notre participation.


Et aussi le très entraînant "St. Patrick was a gentleman".
Luc Baileul raconte que quand St.Patrick a sauvé l'Irlande, tous les serpents ont quitté l'île.
Depuis, les serpents (snakes) sont donc en exil (d'où l'origine du nom du groupe !).

Comme l'année dernière nos amis les Snakes se lancèrent dans une longue série de rappels car ils se plaisaient très bien en notre compagnie.
Puis il firent semblant de partir pour rechanter encore trois ou quatre chansons à capella et sans micros.
Nous avons donc donc pu écouter "The parting glass" qu'ils chantent avec une étonnante maîtrise.
Un titre de circonstance pour clôturer cette soirée autour du verre de l'amitié...
Comme dirait l'autre, il est sympathique ce Saint Patrick !

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Si les Snakes jouent près de chez vous, allez-y, vous ne serez pas déçus.


 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 09:03
Je n'en avais pas encore parlé mais ce groupe a été très présent sur la scène irlandaise pendant deux décennies.
En 1977, Paul Roche (flûtes), Maurice Lennon (Fiddle), Kieran Hanrahan (banjo), Tommy Hayes (bodhran) et Tony Callinan (guitare & chant) se rencontrent à Ennis (Conté de Clare) et décident de former un groupe.
Ils prennent le nom de "Stockton's Wing" en référence à "Backstreets"une chanson de Bruce Springsteen (...slow dancin'in the dark on the beach at Stockton's Wing...).

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En 1978, ils enregistrent leur premier album.
Un disque que je ne connais pas mais vous pouvez en écouter des extraits en cliquant ci-dessous.
link 


En 1979, Mike Harahan (le frère de l'autre) remplace Tony Callinan comme chanteur et guitariste.
"Take a Chance" est le nom de leur deuxième album paru en 1980.
Ce qui m'a de suite frappé en écoutant Stockton's Wing c'est leur densité musicale et la grande présence de chaque instrumentiste.
Au niveau sonorités, il y a une ressemblance avec les premiers disques de De Dannan.
Le banjo omniprésent mêlé au son du fiddle et des flûtes est vraiment caractéristique du son des Stockton's Wing.
Il y a dans cette musique quelque chose de gai, de festif alors que d'autres irish bands sont plus mélancoliques.
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De même, beaucoup d'enthousiasme dans leur manière de chanter.
La voix de Mike est à la fois douce et envoûtante. 
J'aime beaucoup les titres "Fiddler John" ou "Ten Thousand Miles".
Aussi les jigs "My darling asleep" ou la suite "Austin Tierneys" où flûte, banjo et fiddle tirent la mélodie.
Remarquable également le titre "The Postman" qui est un solo de bodhran du terrible Tommy Hayes.
Maura O'Connell, Tony Callinan et Philip Begley participent aussi à ce disque.

Bien dans la lignée de leur premier disque, l'album "Take a chance" est très représentatif des premières années de Stockton's Wing.
link


"Light in the Western Sky" sorti en 1982 marque un premier tournant dans l'histoire du groupe.
Si les cinq musiciens sont toujours bien là, ils sont renforcés par Fran Breen (batterie) et par Steve Cooney (basse et guitare) dont l'influence sera importante sur ce disque.
D'autres musiciens comme James Delaney, Charlie Lennon, Aine O'Connell ou le producteur PJ Curtis interviennent de temps à autre sur cet album.

Light in the Western Sky est en fait l'album qui m'a fait découvrir les Stockton's Wing.
J'ai de suite été intéressé par le côté cool de ce groupe qui prenait la musique irlandaise par un autre biais que je que j'avais entendu auparavant.
Un aspect plus joyeux mais tout aussi professionnel que les autres groupes.
Car les membres de ce band sont tous des virtuoses.

Cette fois les chansons sont signées Mike Hanrahan.
Avec des titres comme "Walk Away", "Beneath the Shade" ou "Beautiful Affair" qui allaient rapidement devenir des "tubes" du groupe.
De nombreuses très bonnes choses dans ce disque comme les arrangements de cordes sur "Dirt track to the Sky" ou le fantastique jeu de bodhran de Tommy Hayes sur la suite de reels "Lucy Campbell's".

sto1.jpg

Le titre qui m'a le plus marqué est "The Golden Stud".
C'est un morceau que j'adore jouer au whistle.
Cela commence d'abord lentement avec "Tommy People's jig" puis le rythme s'accélère pour faire place à deux reels "The Golden Stud" et "The Morning Dew" qui sont très connus.
Whistle, mandoline, fiddle, guitare et bodhran (bien soutenus par la basse de Steve Cooney) sont déchaînés dans ce morceau.


C'est donc en toute logique que j'ai voulu me procurer leurs autres disques.

"Take One " sort en 1985, c'est un album live enregistré à Dublin et à Galway.
Tommy Hayes a quitté le groupe et est remplacé par le batteur Fran Breen.
De même, le bassiste Tony Molloy joue à la place de Steve Cooney.
Le producteur Bill Whelan (Riverdance) ajoute des claviers ça et là.
Principalement des reprises pour ce disque très enthousiaste où nos six compères sont en très grande forme.
Basse et batterie sont plus présents, tout en maintenant en bon équilibre entre les sons plus graves et les instruments plus aïgus.

Des chansons comme "Walk Away", "In our World" ou "Beautiful Affair" sont très acclamées par le public et reprises en coeur.
La suite de reels "The Chicago set" alterne les passage plus acoustiques avec ceux plus électriques.
Toujours ces mélanges fiddle-whistle-mandoline ou fiddle-flûte-banjo qui sont vraiment la "marque de fabrique" de Stockton's Wing.
Terrible banjo de Kieran Hanrahan dans le titre "Mason's Apron".
Et enfin, superbe reprise de la suite "The Golden Stud" dans une version encore meilleure que dans le disque précédent.
sto2.jpg
Encore un que je ne peux que vous recommander.
link


Déjà amorcé dans le cd précédent, le tournant vers des sonorités plus électriques est très marqué dans "Full Flight" paru en 1986.
John Walsh est le nouveau bassiste du groupe qui embauche aussi un claviériste : Peter Keenan.
Sept membres donc pour Stockton's Wing qui nous livre là un album de très belle facture.
Quatre titres (Avondale, New Clare Ravival, Why wait until Tomorrow et So Many Miles) vont carrément devenir des hits.
Après des tournées en Europe et en Australie, Stockton's Wing remportera un grand succès aux U.S.A. dans les villes de Chicago, Boston et New York.

En plus des flûtes et whistles, Paul Roche se débrouille bien au saxophone.
Pour l'enregistrement, le saxophoniste Carl Geraghty était venu leur prêter main forte par de très jolies interventions.
Dans "New Clare Revival" Kieran Hanrahan, Maurice Lennon et Paul Roche sont en super forme.
"Avondale" permet une fois de plus d'apprécier la belle voix de Mike Hanrahan.
"So Many Miles" est une chanson qui respire la bonne humeur.
Et ainsi de suite, car ce disque est excellent de bout en bout.
A écouter donc.


Fran Breen quitte le groupe et est remplacé par le batteur Robbie Casserley.
Les Stockton's Wing sont donc toujours sept pour "Celtic Roots Revival" enregistré en 1987.
L'album est un peu plus acoustique que le précédent sauf dans les passages où les claviers sont très présents.

Toujours des airs traditionnels ou des compositions des divers membres du groupe ainsi que des chansons écrites par Mike Hanrahan.

"Feasta na Féinne" est une chanson à caractère historique.
Chantée en Gaélique, elle raconte l'histoire de la Fianna, l'armée Irlandaise au troisième siècle.
Durant le règne de Cormac Mac Art. Ils devaient faire le bien dans toute l'Irlande.
La chanson raconte que pour être enrôlés dans cette armée, les candidats devaient passer de sévères tests physiques et prouver leur aptitude au combat.
En plus ils devaient être des poètes accomplis et lire des livres de philosophie.
Festoyer, chasser et faire de la musique étaient leurs autres occupations.
Ils chantaient...The Dord Fiann...


"Stone Grey Pier" est un autre titre qui me plait particulièrement.
La musique est traditionnelle et me fait très fort penser à "Telenn Gwad" d'Alan Stivell.
Mike Hanrahan en a composé les paroles.
La voix de Mike est tout en douceur et même assez émouvante.
La mandoline et le contre-chant des whistles y sont tout simplement remarquables.

Encore un bon disque.



Cinq ans vont s'écouler avant que les Stockton's ne refassent un cd.
"The Crooked Rose" paraît donc en 1992.
Retour à un style plus acoustique même si Peter Keenan est toujours bien là avec ses claviers.
Et si Bill Whelan ajoute encore des claviers par moments.
Si Mike Hanrahan, Paul Roche et Maurice Lennon sont toujours là, Davey McNevin a remplacé Kieran Hanrahan au banjo et à la mandoline.
Musicien invité, Mel Mercier pimente le tout de ses inverventions au bodhran ou aux bones.

Je trouve cette fois que l'arrangement des chansons est plus dans un style "variétés" et la voix de Mike Hanrahan est toujours aussi envoûtante.
"Angel" est une chanson d'amour avec un très beau texte et de très belles harmonisations de claviers et de fiddle.
"Chassing down a Rainbow" est magnifiquement harmonisée elle aussi.
L'arrangement des vocaux est aussi une des spécialités de Stockton's Wing.
Ces musiciens prennent beaucoup de plaisir à chanter et cela s'entend.

Et comme toujours, de terribles instrumentaux.
"Aaron's Key" est une suite de gigues composées par Paul Roche. Il y a un passage de whistle et de bones absolument divin dans ce morceau !
"The Humours of Clonmult" contient slide, gigue et reel et est un autre titre incontournable.
Banjo et whistle y sont déchaînés, bien soutenus par les autres instruments.

The Crooked Rose marque donc un retour vers des sonorités plus acoustiques.
Un cd de plus à classer parmi les très bons.
link

sto3.jpg

"Letting Go" paraît en 1995.
Peter Keenan a quitté le groupe sans être remplacé.
De même que Mike Hanrahan  qui a décidé de se lancer dans une carrière solo.
C'est le chanteur et guitariste Eamon McEholm qui va prendre sa place.
Eamon a un peu le même type de voix que Mike. Une belle voix, un rien plus grave.
Excellent guitariste, Eamon McEholm joue aussi du violoncelle et des claviers.

Sur ce disque, les Stockton's ne sont donc plus que quatre.
Sauf que Robbie Casserly (batterie) et Steve Cooney (basse et guitare) ont toujours un pied dans le groupe.
Plus d'autres invités prestigieux comme Rod McVey (claviers), Noël Eccles (percussions) et Brendan Begley (accordéon).
Avec une telle équipe, on est reparti pour une série de très bonnes notes.
Comme toujours, alternance d'instrumentaux et de chansons d'un très haut niveau.

"Another Day" est une chanson très apaisante. La voix d'Eamon me fait un peu penser à celle de Pery Rose (un chanteur belgo-irlandais très connu chez nous).
"I'll believe again" dans un style un peu blues est très agréable aussi.
Changement de style avec "Anyone Out There" dont les orchestrations sont plus rock.
Cet album de Stockton's Wing permet donc à Eamon de faire connaître au grand public ses talents d'auteur compositeur.
Talents qui intéresseront Seamus Egan qui l'embauchera plus tard dans le groupe "Solas".

Et puis toujours ces danses comme "The Maids of Castelbar" ou "Jig Mayhem !" où les musiciens laissent parler tous leurs talents.
Autre sommet de cet album "The Sliabh" qui est une suite endiablée de polkas.
Stockton's Wing plus la guitare de Steve Cooney et l'accordéon de Brendan Begley...ça déménage !

Unitile de préciser que ce cd vaut bien les précédents.
A ce jour, "Letting Go" sera le dernier enregistrement du groupe.
link

En novembre 2003, le groupe va se réunir (dans sa formation originale) pour un concert à Ennis.
Un retour triomphal acclamé par 1200 personnes.
Plus récemment, un autre concert a eu lieu en janvier 2009.
En dehors de cela les membres de Stockton's Wing ont donné d'autres orientations à leurs carrières.

Leurs disques cependant subsistent...pour notre plus grand bonheur !



 





 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:03
Troisième article consacré à ces irréductibles irlandais qui le méritent bien !

En 1985, ce groupe mytique avait enregistré l'album "The Storm" qui reste un de mes disques préférés.

Moving Hearts : The Storm
Reformé en 2007, le groupe enregistra "Live in Dublin" qui est une série de nouvelles versions des instrumentaux de leur répertoire.

Moving Hearts (2)

Dont ce morceau "Titanic" qui est un de ceux que j'aime le plus.

La suite "The Titanic" (tel était le titre de 1985) contient deux parties :
"An Irishman in Brittany" composé par Eoghan O' Neill suivi de
"A Breton in Paris" composé par Donal Lunny.

Quand démarre la vidéo, il ne faut pas perdre une seconde pour écouter la fabuleuse intro de Donal Lunny au bouzouki, c'est tout simplement divin.
Ensuite, ce diable de Donal soutient le low whistle de Davy Spillane à la perfection.
Autre surdoué que celui-là. Davy reprend un moment à l'uilleann pipe puis revient au low whistle pour la deuxième partie.
Vient alors Keith Donald. Terrible saxophoniste qui va dialoguer avec Davy puis prendre une place de plus en plus importante avec son saxophone alto.
Le rythme du morceau s'accélère en prenant une coloration de plus en plus jazz.

Les images montrent des musiciens qui prennent un plaisir fou à jouer ensembles.
Le public complètement conquis est comme envoûté par la musique des Hearts.

Il faut dire qu'avec de tels musiciens !
Car en plus de trois que j'ai cités, les autres ont des rérérences eux aussi.

L'excellent Matt Kellaghan (batteur) était un des membres fondateurs au début des années '80.
Noel Eccles (percussions) est très créatif au niveau des diverses percus qu'il utilise.
Durant des années, il a fait partie de l'orchestre de Riverdance...une rérérence !
Anto Drennan (guitare électrique) a un jeu très précis et sans trop de distorsions.
Graham Henderson (claviers) fait partie de Coolfin, un des groupes de Donal Lunny.

Eoghan O' Neill est un fabuleux bassiste et arrangeur qui a travaillé avec de nombreux Irlandais comme Davy Spillane.
En France, on le connaît aussi puisqu'il a été membre de l'Héritage des Celtes et aussi enregistré un cd avec Dan Ar Braz, un autre avec Gilles Servat.
Kevin Glackin (fiddle) lui est un nouveau venu engagé pour la tournée 2007 car il n'y avait pas de violoniste dans le groupe des années '80.

Le décor étant planté, il n'y a plus qu'à savourer !
 



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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 23:45
Découvert sur You Tube ce groupe n'est pas Irlandais mais bien...Israélien !
Ces jeunes musiciens sont tombés sous le charme de cette musique qui a décidément des admirateurs dans le monde entier.

En 2005, ils ont voulu rendre hommage à ce terrible musicien qu'est Donal Lunny.
Ils ont donc demandé à John McSherry de les accompagner dans une série de concerts.
Après avoir, entre autre, joué dans Lunasa et dans l'Héritage des Celtes, John Mc Serry est allé rejoindre
Donal Lunny au sein du groupe Coolfin.

Et un Irlandais entouré d'Israéliens ça donne ceci :




On en redemande !

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 22:12
"Du Celtique pour l'Afrique..."

C'est le titre du spectacle musical auquel j'ai eu le plaisir d'assister ce 14 novembre dernier.
Au profit de l'asbl "Les enfants, graines d'avenir du Congo", deux chorales et un groupe de musique irlandaise avaient décidé de s'unir ce soir là.

Basés en région Namuroise (Belgique), tous ces artistes bénévoles avaient choisi le théâtre de la
Marlagne à Wépion-Namur pour se produire devant nous.
Ce centre culturel construit sur les hauteurs et entouré de bois abrite une jolie salle en demi-cercle où l'acoustique est de grande qualité.

Le première partie du concert était assurée par la chorale "La Ritournelle" de Tamines.
Dirigée avec grande maîtrise par Danielle Suraci, cette chorale m'a impressionné par la qualité de ses arrangements.
Une terrible puissance vocale pour mettre en relief un répertoire (qui n'avait rien de celtique) fait principalement de chansons françaises.
Des titres comme "Un été de porcelaine" ou "Bravo Monsieur le monde" furent rendus de façon magistrale.
Bien soutenus par leur talentueux pianiste Christian Dufourny , ces chanteurs et chanteuses prenaient beaucoup de plaisir à interpréter un programme assez éclectique.

Après cette belle prestation, petite parenthèse pour accueillir Anne-Laure Winkin, une jeune étudiante, qui nous a proposé "Halo" et "Listen", deux chansons de Beyoncé.
Jeune fille à la peau d'ébène, Anne-Laure a vraiment une très jolie voix.
Il faut dire qu'elle pratique le chant et la danse depuis l'âge de cinq ans !
Sur la bande-son de Beyoncé, elle nous a livré une interprétation remarquable de ces deux titres.

Voilà une jeune chanteuse promise à un très bel avenir !



Vient alors la deuxième partie avec le groupe "Irish Feel".


Vincent Joris - Ulric Van Der Henst - Pierre Debu - Pierre-François Detongre

Créé en 2003, Irish Feel est le fruit d'une rencontre entre le claviériste Pierre-François Detongre et le flûtiste Gerald Vande Walle.
Après quelques prestations en duo, Pierre Debu (violon & mandoline) rejoint l'aventure lors d'un concert de Noël en 2005.
Un peu plus tard , Pierre-François rencontre Vincent Joris lors d'une répétition chorale et découvre par hasard qu'il joue du bodhran.
Coup de chance car ce type de musicien n'est pas très répandu en Wallonie !
Pierre-François ne laisse pas passer l'aubaine et lui propose de venir jouer avec eux.

Irish Feel s'agrandi donc et se produit pour la première fois en quatuor en septembre 2007 sur l'île d'Yvoir.
En Mai 2008, Irish Feel donne un concert à Godinne.
Ulric Van Der Henst , qui était dans le public, tombe sous le charme et va voir les musiciens d'Irish Feel après le spectacle pour leur proposer ses services.
Ulric , qui joue de plusieurs instruments dont le low whistle, sera intégré au sein du groupe deux mois plus tard.
 

J'ai vraiment bien aimé la prestation d'Irish Feel.
Leur interprétation de la musique irlandaise a quelque chose de particulier.
Je ne sais pas si c'est à cause de l'apport des claviers de Pierre-François mais cette musique dégage beaucoup de douceur et de sérénité.

Gérald Vande Walle joue tout par coeur et sa manière de jouer du whistle est très "prenante".
Il maîtrise bien les aigües qui font la richesse de cette petite flûte irlandaise.
Gérald est un des solistes de la formation et joue également de l'harmonica et de la flûte à bec.
Je l'ai vraiment bien apprécié dans les morceaux plus lents comme "Lord Inchiquin" ou "Vallée Mosane sous le soleil" (une des compositions de Pierre-François).

Pierre Debu est un violoniste au jeu précis qui est tantôt soliste et tantôt accompagnateur au gré des morceaux. Il joue aussi de la mandoline.
Il est remarquable dans la suite "The long note - Rights of man" où son jeu de violon est vraiment très bon.

Dans ce titre, Vincent Joris n'est pas en reste non plus avec son bodhran.
Autodidacte (il a appris  avec des méthodes car il est difficile de trouver un professeur en Wallonie), Vincent se débrouille très bien au tambourin irlandais.
Le bodhran (prononcez boran) reste selon moi l'instrument qui convient le mieux pour marquer le rythme en musique irlandaise.
Il peut à la fois être puissant ou discret selon la manière d'utiliser le tipper (bâton) contre la peau de chèvre. Et aussi en jouant sur la tension de la peau avec la main qui porte l'instrument.
Vincent est toujours en recherche de nouvelles sonorités et n'hésite pas à utiliser un balai de batteur dans les morceaux plus lents.

Ulric Van Der Henst est un très grand passionné de musique celtique.
Sa connaissance du répertoire est très vaste et il a amené de nombreux morceaux au groupe.
Avec Pierre Debu, il fait partie d'un autre groupe celtique "Epona" dans lequel il joue de la guitare, de l'accordéon et du bouzouki.
Dans Irish Feel, il joue principalement du low whistle (un Chieftains) et de la flûte à bec.
Je l'ai bien aimé dans des titres comme "Rights of man" ou "The Salley Gardens".
Ulric répond au tin whistle de Gérald et c'est très agréable à écouter. D'autant plus que c'est inhabituel d'entendre les deux whistles en même temps.

Piano et claviers sont moins courants en musique traditionnelle irlandaise.
Ou alors, ces musiciens marquent le rythme dans un style assez dépouillé et le piano fait un peu office de basse.
Pierre-François Detongre joue parfois de cette manière mais le plus souvent il ornemente d'avantage.
Son style (parfois un peu jazz) apporte d'autres colorations à la musique d'Irish Feel.
J'ai beaucoup aimé (entre autre) ses arrangements dans la suite "Minstrel Boy - The Star of the
County Down".  Un morceau qui me donnait envie de chanter.

Bien qu'assez jeune, Pierre-François est un excellent musicien qui met toute son expérience et son ressenti au service cette musique traditionnelle qu'il sent particulièrement bien.


P.-F. Detongre - G. Vande Walle - P. Debu - U. Van Der Henst - V. Joris


J'ai donc été sous le charme de la musique d'Irish Feel.



Après l'entracte qui me permit de faire la connaissance de certains musiciens du groupe, il était temps de retourner dans la salle pour la seconde partie.

Cette fois pour découvrir l'autre chorale, celle de "L'Echo de Spy" qui avait décidé de s'unir avec
Irish Feel.

Bénédicte Willems dirige cette chorale de façon très dynamique.
Egalement soliste, elle chante plusieurs morceaux en compagnie de deux autres chanteuses (Colette Heuschling et Catherine Debu) pour former un trio "Celtic Ladies" dont les voix s'harmonisent à merveille.

L'Echo de Spy a aussi un accompagnateur qui est venu renforcer Irish Feel.
Un renfort de choix puisque Claude Duchesne est à la fois guitariste, pianiste et joueur de viole de gambe !
Catherine Debu jouait aussi des percussions et s'était installée près de Vincent Joris.

J'ai directement ressenti la bonne humeur qui émanait de cette chorale.
Le concert avait d'ailleurs commencé par "Santiano" qui avait directement mis le public au diapason.
Bonne humeur mais aussi rigueur au niveau d'une interprétation sans faille.
Chaque choriste donnait l'impression de prendre beaucoup de plaisir à chanter.
Et bien sûr, les musiciens étaient à la hauteur pour mettre en relief toutes les possibilités vocales des chanteurs de Spy.
Principalement des classiques de la tradition irlandaise ("Drunken Sailor"; "Love and freedom"...) entrecoupés d'autres chansons très connues en musiques du Monde ("Sanomi"; "La Poule à Colin"...).

Car ce concert au profit des enfants d'Afrique avait aussi une dimension internationale.
Quoi de mieux d'ailleurs que lorsque la musique se met au service d'une cause humanitaire ?

A la fin, "La Ritournelle de Tamines" remonta sur scène pour s'unir à "l'Echo de Spy" pour une dernière chanson (Ipharadisi).
Nouvelle interprétation magistrale de ces deux groupes qui communièrent pour nous livrer un dernier morceau de choix.

Bravo et merci à Danielle Suraci, Bénédicte Willems et Pierre-François Detongre pour la conception de ce spectacle et leur travail d'harmonisations et d'arrangements.


Plus j'avance, plus je continue à penser que la musique celtique a beaucoup plus d'émules que l'on ne croit.
Pour preuve encore ces talentueux musiciens et chanteurs de la région Namuroise.
Si vous êtes du coin ou si vous êtes de passage en Wallonie, n'hésitez pas à assister à un de leurs concerts.

Avoir l'âme Celte...se sentir Irlandais...Irish Feel peut vous y aider !



Pour d'autres d'infos et des extraits musicaux : leur myspace

link

 
  V. Joris - U. Van Der Henst - P. Debu - G. Vande Walle - P.- F. Detongre


Pour d'autres photos du concert :

link
 



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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:37
Karan Casey est une de mes chanteuses préférées et aussi, selon moi, une des plus belles voix de la scène irlandaise.


Née en 1969 dans le Conté de Waterford, Karan va très tôt s'initier au chant en faisant partie d'une chorale.
Encouragée par ses parents, elle étudie le piano et la musique classique.
Elle s'intéresse d'abord au jazz tout en chantant dans des pubs à Dublin.
Elle part ensuite vivre à New York où elle poursuit ses études musicales à la fois dans le jazz et la musique traditionnelle.
En 1994, elle chante de un groupe appelé "Atlantic Bridge" puis rencontre Seamus Egan qui l'invite à rejoindre le groupe Solas.
Karan Casey va enregistrer trois albums avec eux.



C'est en découvrant ce fantastique band que j'ai été sous le charme de la voix de Karan Casey.
Cette voix est très spéciale.
A la fois très douce, elle parait un peu fragile mais elle s'étend sur un large registre.
Je trouve aussi que la voix de Karan est très tintée d'émotions.

Après avoir quitté Solas en 1999, Karan retourne vivre en Irlande, à Cork et collabore avec de nombreux artistes dont Iarla O' Liornaid.
En 2001, elle sort son premier album solo : "The winds begin to sing" avec des chansons en anglais et en gaélique.
Ce très beau disque est dédié au chanteur irlandais Frank Harte qui a beaucoup influencé Karan au début de sa carrière musicale.
Quelques musiciens de renom sur ce cd comme Donald Shaw (Capercaillie), Mike Mc Goldrick et Niall Vallely (joueur de concertina) qui va aussi devenir son époux.

En 2003, Karan Casey sort son deuxième disque "Distant Shore".



Ici aussi, Robie Overson le guitariste reconduit la même équipe que pour le disque précédent avec quelques invités de marque comme la chanteuse Karen Matheson ou le piper Cillian Vallely (le frère de l'autre).

L'album suivant en 2005 s'appelle "Chasing the sun" et contient des compositions de Karan ainsi que des chansons traditionnelles apprises de sa mère et de sa grand mère.

Bref retour chez Solas en 2006 à l'occasion de leur concert "Reunion, a decade of Solas" qui sortira en cd
et dvd.

Enfin, en 2008, Niall Vallely et Karan produisent le  disque  "Ships in the Forest".


Dans la vidéo ci-dessous, Karan Casey a été invitée par Steve Cooney dans le cadre des Highlands Sessions (je vous en parle dans un article récent).
Une très belle chanson en gaélique où Karan est accompagnée par Steve (guitare),  Donald Shaw (accordéon), Niall Vallely (concertina),  Iain Mac Donald (flûte), Mary Ann Kennedy (harpe), Trevor Hutchinson (basse)...



Superbe chanson et immense artiste !



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