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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 20:26
Les albums de ma jeunesse (24) Dick Gaughan & Andy Irvine : Parallel Lines

Toujours à la recherche de disques d'Andy Irvine,  j'avais découvert ce trente-trois tours dans le catalogue de Green Linnet aux U.S.A.

Après une tournée en Allemagne en 1980 Andy Irvine et Dick Gaughan s'étaient retrouvés pour des enregistrements en compagnie de Jack Elliot, Derroll Adams, Dolores Keane et John Faulkner. A cette occasion ils avaient enregistré la chanson "Thousands are sailing to Amerikay". Puis l'idée d'enregistrer un disque en duo leur est venue.

Fin 1981 ils ont donc trouvé le temps d'enregistrer ce vinyle en compagnie de musiciens Allemands à Northeim.

"Parallel Lines" sortira en 1982.

Dick Gaughan (guitares acoustiques et électriques, basse, chant) ; Andy Irvine (bouzouki, mandole, mandoline, harmonica, chant); Martin Buschmann (saxophone); Judith Jaenicke (flûte); Bob Lennox (piano Fender) et Nollaigh Ni Cathasaig (Nollaigh Casey) au fiddle ont participé à l'enregistrement.

La plupart des arrangements sont de Dick Gaughan.

La première chanson "The Creggan White Hare" (le lièvre blanc de Creggan) est une histoire de chasse dans le Conté de Tyrone.

Cette fois le lièvre blanc trop rapide et intelligent pour les lévriers parviendra à leur échapper.

J'ai toujours beaucoup aimé cette chanson avec l'introduction à l'harmonica puis la voix insistante d'Andy.

Une chanson assez connue en Irlande qui a été reprise il y a quelques années par un autre chanteur et joueur de bouzouki Daoiri Farrell.

 

 

 

Les albums de ma jeunesse (24) Dick Gaughan & Andy Irvine : Parallel Lines

Né en 1948 à Glasgow, Dick Gaughan est un musicien et "protest singer" très connu en Ecosse.

Il est aussi auteur et compositeur avec un engagement politique plutôt à gauche.

Issu d'un milieu pauvre Dick apprend la guitare dès l'âge de sept ans et va devenir petit à petit un virtuose de cet instrument.

Il débute en tant que professionnel en 1970 avant de rejoindre en 1972 son premier groupe écossais les "Boys of the Lough" (dont fera aussi partie le grand violoniste Aly Bain).

Puis il continuera une carrière en solo.

Enregistrant quatre disques entre 1972 et 1978 avec des chansons engagées, des chansons traditionnelles mais aussi de nombreux instrumentaux à la guitare.

Dick Gaughan est d'ailleurs reconnu par ses pairs comme un des plus grands guitaristes des Iles Britanniques.

Son deuxième groupe fut "Five Hand Reel" avec lequel il tournera beaucoup dans le Nord de l'Europe et jouera jusqu'à la fin des années '70 (Deux albums avec ce groupe).

Rencontre avec Andy Irvine en 1980 puis d'autres collaborations durant cette décennie ainsi que l'enregistrement de cinq autres disques en solo. 

Dans les années '90 Dick forme un autre groupe folk "Clan Alba" avec lesquels il jouera jusqu'en 1995 et fera un cd.

Avant d'enregistrer encore d'autres chansons en solo.

Dans les années '2000 Dick va composer deux fois des symphonies orchestrales pour le Celtic Connections Festival.

Il continuera encore à collaborer avec d'autres artistes ainsi que la BBC et à faire de concerts.

De graves problèmes de santé en 2016 l'obligeront malheureusement à ralentir fortement ses activités musicales.  

La vidéo ci-dessous "The Lads o' the fair" (Les gars de la foire aux bestiaux) est chantée en Scots (de l'anglais dont certains mots sont transformés) par Dick avec sa voix un peu rugueuse et son accent écossais prononcé.

Chanson à la gloire des agriculteurs, des vendeurs de bestiaux, des tisserands, des ouvriers, des soldats qui tous se rendent à la foire de Falkirk pour y gagner un peu d'argent, faire des achats puis boire un coup.

 

 

 

Les albums de ma jeunesse (24) Dick Gaughan & Andy Irvine : Parallel Lines

J'ai déjà beaucoup parlé d'Andy Irvine dans ce blog vu qu'il reste mon chanteur irlandais préféré.

Né à Londres en 1942 d'une mère irlandaise et d'un père écossais.

Il étudie d'abord la guitare classique avant de s'intéresser au folk et à la musique traditionnelle.

Lonnie Donegan et Woody Guthrie seront ses premières influences musicales.

Andy s'installe à Dublin dans les années '60 où il devient musicien itinérant. Andy s'y inspire de musiciens comme Ewan MacColl.

Il rencontre Johnny Moynihan (musicien qui a introduit le bouzouki dans la musique irlandaise) avec lequel il va former en 1966 les "Sweeney's Men" avec Joe Dolan puis Terry Woods.

Andy quittera ensuite ce groupe ayant envie de voyager en Europe de l'Est.

Ses voyages dans les Balkans auront d'ailleurs de multiples influences sur ses goûts musicaux et sur divers projets qu'il aura par la suite.

A son retour c'est la rencontre avec Donal Lunny puis Christy Moore avec lequel ils vont former le groupe légendaire Planxty en compagnie du joueur de cornemuse irlandaise Liam O' Flynn.

Succès immédiat de ce band qui reste un des plus connus en Irlande.

Groupe qui se séparera et se reformera enregistrant (en comptant les live) 10 albums entre 1972 et 2004.

Andy ce sont aussi des collaborations avec Paul Brady, Davy Spillane, Donal Lunny, Luke Plumb.

Egalement d'autres groupes comme Patrick Street (avec Arty Mc Glynn, Kevin Burke, Jackie Daly) : 9 albums entre 1987 et 2007.

Mozaik (mélange de musiques irlandaises et musiques des Balkans) avec Nicola Parov, Bruce Molsky, Rens Van der Zalm et Donal Lunny : 3 cd jusqu'à présent.

Usher's Island (avec John Doyle, Michael McGoldrick, Paddy Glackin et Donal Lunny : 1 cd.

Plus cinq albums en solo et encore d'autres collaborations dont celle-ci avec Dick Gaughan.

Duo de Dick et Andy pour la chanson ci-dessous "The Dodgers Song" (Chanson des escrocs) dans laquelle ils s'en prennent aux politiciens, aux hommes du clergé, aux médecins, aux généraux, au marchands qui tous sont des escrocs. Mais eux aussi se considèrent comme des escrocs !

  

 

  

Pour terminer un autre chant d'Andy Irvine avec "Captain Thunderbolt".

Une histoire d'amour à la fin du XVIIIème siècle entre un militaire et une femme de chambre du côté du Lough Allen.

Cependant l'idylle se termine mal et les amoureux se séparent.

N'hésitez pas à écouter ce disque en entier. En ce qui me concerne je l'ai toujours beaucoup apprécié tant pour leurs qualités vocales que pour leurs talents d'instrumentistes.

 

Les albums de ma jeunesse (24) Dick Gaughan & Andy Irvine : Parallel Lines

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 14:03
MoïRa : Sortie de "A New Age"

En janvier de cette année je vous avais présenté la chanteuse MoïRa qui allie qualités musicales et belles émotions.

J'avais annoncé la sortie de son premier disque (un EP de cinq titres) pour la fin mars.

Pour diverses raisons ce cd vient seulement de paraître il y a quelques jours.

En plus de la chanson "A New Age" qui contient des liens évidents avec la musique irlandaise, il y a un titre en français et trois autres en anglais sur ce premier opus.

Des chansons très agréables et une artiste à découvrir au plus vite car elle a beaucoup de talent.

La chanson ci-dessous fait également partie de son disque.

je l'avais déjà mise dans mon premier article mais ici il s'agit d'une autre version qui permet aussi d'apprécier toute sa sympathie communicative.

A côté de cela MoïRa a encore composé d'autres jolies chansons qui sont également visibles sur Youtube.

Pour en savoir plus vous pouvez aussi suivre son actualité sur fb.

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 17:36
Les albums de ma jeunesse (15) : Fairport Convention "Liege and Lief"

En 1977, Alan Stivell sort "Raok Dilestra" un disque consacré à l'Histoire de la Bretagne.

Il est accompagné par de nombreux musiciens sur ce disque.

Cependant deux titres "Gwrizad Diffenet" (Racines interdites) et "Naw Breton Ba' Prizon" (Neuf bretons en prison) sont enregistrés par une autre équipe de musiciens dont Dave Swarbrick le violoniste du groupe anglais Fairport Convention.

Pour promouvoir ce vinyle, un 45 tours sort même avec ces deux chansons où sont crédités et photographiés Dan Ar Braz, Dave Swarbrick et Yann-Jakez Hassold (chant).

J'ai beaucoup aimé ce 33 tours d'Alan et particulièrement ces deux titres à la fois pour leur engagement politique mais aussi pour la virtuosité des musiciens. Alain Hatot (saxophoniste réputé dans la Variété française) répondant au violon de Dave Swarbrick, c'était vraiment bluffant.

En fait c'est Dan Ar Braz qui avait été membre de Fairport en 1976 qui avait conseillé ce violoniste à Alan à l'époque.

J'avais donc bien retenu ce nom.

Durant un mini-trip à Manchester en 1981, j'avais poussé la porte d'un disquaire en quête d'un disque de ce fameux violoniste.

J'en ai trouvé un dans lequel Dave joue du folk anglais, irlandais et écossais ainsi qu'un disque de Fairport Convention. Il y en avait plusieurs, j'ai choisi "Liege & Lief" simplement parce que ce nom évoquait notre ville de Liège en Belgique.

En 1966 (déjà ) le bassiste Ashley Hutchings et le guitariste Simon Nicol jouaient ensemble dans un groupe au nord de Londres. Il répétaient souvent dans une maison appelée "Fairport". En 1967 il décident de former un autre groupe avec le guitariste Richard Thompson et le batteur  Shaun Frater.

Ils choisissent alors "Fairport Convention" comme nom de groupe.

Ils donnent leur premier concert au St Michael Church Hall en 1967.

Shaun Frater quitte ensuite le groupe et est remplacé par Martin Lamble. 

Ils engagent aussi une chanteuse : Judy Dyble.

Leur musique attire l'attention du producteur Joe Boyd qui leur fait signer un premier contrat chez Polydor.

Il engagent alors un second chanteur Iain Matthews et enregistrent un premier disque éponyme qui sortira en 1968.

Judy Dyble quitte Fairport et est remplacée par Sandy Denny.

Le groupe sera très actif au niveau de sa discographie puisque deux autres disques ("What we did on our Holidays" et "Unhalfbricking") seront encore enregistrés en l'espace d'un an.

"Liege & Lief" paru en 1969 est donc le quatrième opus de Fairport Convention.  

Avec : Ashley Hutchings (guitare et basse), Sandy Denny (chant), Richard Thompson (guitares), Simon Nicol (guitares) , Dave Mattacks (batterie) et Dave Swarbrick (violon et viole). 

 

 

  

Même si je découvrais ce disque avec 12 années de retard, j'ai directement apprécié ces chansons et particulièrement la voix de Sandy Denny.

Des orchestrations folk-rock qui étaient différentes de ce que j'avais écouté auparavant dans la musique celtique mais qui me plaisaient également.

Ce disque contentant huit titres, j'ai même eu la surprise de découvrir leur medley réunissant quatre traditionnels irlandais joués par Dave Swarbrick avec une rare maîtrise.

Dave joue différemment des violonistes irlandais mais le résultat est tout aussi agréable et efficace. 

 

Les albums de ma jeunesse (15) : Fairport Convention "Liege and Lief"

Ce disque a beaucoup tourné chez moi et fait vraiment partie des albums de ma jeunesse car j'adorais vraiment chacune des chansons.

Sandy Denny était vraiment pour moi une bonne chanteuse, je me suis procuré l'un ou l'autre 33 tours pour encore l'écouter par la suite.

Elle a hélas disparu prématurément dans un accident en 1978.

C'était la deuxième fois que le destin frappait le groupe qui avait déjà perdu son batteur Martin Lamble dans un autre accident en 1969. 

Ci-dessous une chanson écrite par Richard Thompson.

De nombreux musiciens se sont succédé  dans le groupe jusqu'en 1979.

Cependant à l'époque le marché du folk rock n'était plus très florissant et d'autre part Dave Swarbrick a commencé à souffrir d'acouphènes ce qui rendait difficiles les prestations sur scène.

Fairport décide donc de se séparer non sans donner un dernier concert au village de Cropredy (Oxoforshire) là ou habitait leur bassiste Dave Pegg.

L'endroit est historique car plus tard Fairport y organisera chaque année le Cropredy Festival qui est très connu en Angleterre.

En 1985, Simon Nicol, Dave Pegg, Dave Mattacks plus le violoniste Dick Sanders et le guitariste Martin Allcock décident de reformer Fairport Convention.  

Le groupe existe toujours actuellement et a sorti un nouveau cd en 2020.

Ci-dessous une autre chanson que j'aime beaucoup.

 

Plus tard je me suis bien entendu procuré ce disque en version numérisée.

J'ai cependant été étonné de voir qu'il s'agissait d'un double cd.

En effet, sur le deuxième disque se trouvent d'autres versions de "Tam Lim", de "Reynardine" et le "Medley"

ainsi que des titres comme Sir Patrick Spens ou "The Ballad of Easy Reader" enregistrés sur la BBC.

Par la suite, j'ai continué à être fan de Fairport en me procurant quelques autres disques.

J'ai aussi eu la chance de les voir en concert à Clermont en Belgique il y a une petite vingtaine d'années (un excellent souvenir).

 

 

Les albums de ma jeunesse (15) : Fairport Convention "Liege and Lief"

Pour terminer un dernier extrait avec ce qui est ma chanson préférée de ce vinyle : Farewell, farewell.

Un texte qui a été écrit par Richard Thompson sur la musique de Willie O' Winsburry qui est une ballade traditionnelle d'Ecosse.

Une fois de plus la voix de Sandy Denny est envoûtante.

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 16:33
Gabriel Yacoub, autres chansons

La grande majorité des amateurs de folk de l'Europe de l'Ouest connaissent Gabriel Yacoub depuis très longtemps.

Ancien musicien d'Alan Stivell, fondateur du groupe Malicorne, carrière en solo, Gabriel est actif dans la musique depuis 1969.

Né à Paris en 1952 d'un père libanais et d'une mère française Il va très tôt être attiré par la musique, d'abord par le rock et des groupes comme les Beatles mais aussi les songwriters comme Woody Guthrie, Bob Dylan, Donovan et Tom Paxton. Il s'intéresse aussi à d'autres styles comme le blues et l'old-time.

En 1969 il forme d'ailleurs un premier groupe dans ce style les New Ragged Company en compagnie de Phil Fromont (violon) et Youra Marcus (banjo) des compagnons de lycée.

Ce groupe se produira dans les MJC et au Centre Américain de Paris.

Gabriel et ses amis se produiront aussi dans un festival folk à Lambesc dans les Bouches du Rhône.

En 1971, Gabriel s'intéresse ensuite au folk anglais et au folk irlandais et joue en duo avec un autre de ses amis, le violoniste René Werneer. Ils sont influencés à l'époque par le répertoire d'artistes comme Ewan Mc Coll, Martin Carthy et Planxty. 

Egalement actif au Centre Américain de Paris, Alan Stivell les repère et leur propose d'intégrer son groupe de musicien.

En février 1972, Gabriel, René, Dan Ar Braz et les autres sont sur scène avec Alan pour enregistrer le concert mythique à l'Olympia.

L'aventure durera environ deux ans pour Gabriel qui quitte Alan en 1973 parce qu'il a envie d'interpréter plutôt de la musique traditionnelle française.

Un premier disque "Pierre de Grenoble" enregistré avec son épouse Marie Sauvet et quelques amis comme Marc Rapillard, Dan Ar Braz, Alan Kloatr, Gérard Lavigne.

Puis la formation de ce groupe Malicorne qui enchanta tout les amateurs de folk qui étaient jeunes dans les années '70 et '80.

Ensuite la carrière solo de Gabriel avec des musiciens comme Gilles Chabenat à la vielle et Yannick Hardouin  ( basse, guitare, piano) durant laquelle il enregistrera une dizaine d'albums (entre 1978 et 2008).

Vint ensuite la reformation de Malicorne d'abord pour un seul concert aux Francofolies De la Rochelle en 2010. Puis de manière plus durable entre 2011 et 2017 (Gabriel, Marie Sauvet et d'autres musiciens (dont Laurent Vercambre un moment) avant qu'ils ne décident de mettre définitivement fin à l'aventure. 

Je voulais ici évoquer quelques chansons peut-être un peu moins connues du répertoire de Gabriel.

Tout d'abord "Martin" ce titre qui était sorti uniquement en single en 1977 et ne figure sur aucun album de Malicorne si ce n'est la compil Quintessence parue la même année.

Assez curieusement j'avais eu la chance de la voir dans une émission télé et j'avais directement accroché. 

 

Entre 1992 et 1994, Emmanuelle Parisselle, ,Marc Robine et Gabriel se lancent dans la production de "l'Anthologie de la chanson Française" un coffret de 15 cd (300 chansons) paru chez EPM Music.

Il y enregistre 18 titres dont "Comment vouloir qu'une personne chante".

J'avais été intrigué par cette chanson que je connaissais depuis 1976, l'ayant découverte sur le disque "Madame la frontière" du groupe breton "Ys" (un vinyle d'ailleurs auquel Gabriel avait participé).

Cette version-ci est plus complète et tout aussi agréable.

Gabriel Yacoub, autres chansons

Autre chanson de cette anthologie : "Chant des mariniers de la Loire" dans un pur style traditionnel avec la voix, l'accordéon et la cornemuse. Des paroles que l'on retrouve dans d'autres chansons anciennes mais avec une mélodie différente.

 

En 1998, Alan Simon réalise son projet (qui date de 1992) de créer un opéra-rock celtique "Excalibur La légende des Celtes".

Pour réaliser ce spectacle (qui deviendra ensuite un dvd et un cd) il engage des musiciens et chanteurs venus de divers horizons comme Roger Hodgson, Fairport Convention, Didier Lockwood, Carlos Nunez, Denez Prigent, Dan Ar Braz, Angelo Branduardi.

Gabriel Yacoub participe à cette grande fresque musicale.

A la table ronde du roi Arthur, il tient le rôle du chevalier Perceval. 

Gabriel Yacoub, autres chansons

Enfin, une autre surprise pour terminer avec ce dernier opus tiré de l'Anthologie de la chanson Française avec "Le navire de Bayonne" chantée à capela mais sur la musique très connue de "La complainte du coureur de bois" (du 33 tours de Malicorne "L'extraordinaire tour de France d'Adélard Rousseau).

Merci à toi Gabriel pour toutes ces chansons connues ou moins connues, c'est toujours un réel plaisir de t'écouter.

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 16:22
MoïRa

A plusieurs reprises j'ai déjà ouvert ce blog à des artistes qui ne sont pas spécifiquement "celtiques".

C'est le cas pour la chanteuse MoïRa que l'on pourrait d'avantage classer en chanson française et anglaise mais pas que...car elle touche aussi au celtique.

Surprenante découverte pour moi au hasard de mes pérégrinations sur Youtube que cette chanteuse au registre vocal étonnant.

Originaire de l'Essonne en Île de France, MoïRa sera très tôt plongée dans la musique puisque ses parents l'inscrivent au conservatoire dès l'âge de cinq ans.

A sept ans elle commence à apprendre la flûte à bec et va en faire pendant neuf années.

Parallèlement à cela un de ses professeurs lui fait découvrir le tin whistle qu'elle va pratiquer à partir de ses treize ans.

A quinze ans, MoïRa se met au piano puis plus tard à la guitare classique tout en étudiant aussi le chant. 

Après des études de droit, elle se replonge dans la musique en faisant des études en musicologie.

Devenant de cette manière professeur en formation musicale.

MoïRa est très éclectique au niveau de ses goûts musicaux qui vont des musiques de film au jazz, au rhythm blues en passant par la pop et aussi la musique irlandaise.

En 2018, elle est lauréate d'un Tremplin départemental consacré aux jeunes talents. 

Elle démarre tout d'abord par des reprises de certains artistes (Rihanna, Les Beatles, Ariana Grande) mais a rapidement envie de se lancer dans ses propres compositions. 

En effet, la création, le chant et la pratique des instruments de musique sont trois aspects que MoïRa va utiliser pour développer son projet artistique.

 

 

Mélomanes, les parents de MoïRa écoutaient aussi de la musique irlandaise.

Dès son plus jeune âge elle découvre la flûtiste Joanie Madden (du groupe Cherish the Ladies) et le tin whistle qu'elle apprendra au conservatoire.

C'est cependant en écoutant les Corrs qu'elle va véritablement se passionner pour ce genre musical.

Dans sa recherche de musiques traditionnelles et modales, MoïRa va découvrir toute une série d'artistes dont Cara Dillon, Julie Fowlis,  Runrig et bien entendu Loreena Mc Kennitt pour qui elle a une admiration sans bornes.

MoïRa trouve dans la musique celtique de quoi assouvir son besoin de simplicité, d'authenticité et sa recherche de sonorités acoustiques. 

Une de ses premières approches du style celtique se fera dans sa reprise de "Caledonia" du chanteur écossais Dougie Mac Lean.

  

MoïRa

Le fait d'avoir d'abord étudié la flûte à bec puis les whistles a incité MoïRa à enrichir sa voix d'ornementations et de variations propres à ces instruments à vent.

Son écoute de chanteuses comme Regina Spektor, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Etta James, Aretha Franklin lui a aussi donné l'envie de mettre des textures similaires dans sa voix avec plus de graves, de rondeur ou de puissance.

J'ai découvert Moïra avec la chanson ci-dessous.

J'ai directement accroché à ce clip qui contient par ailleurs de très belles images.

La voix, l'utilisation des whistles, le rythme qui s'accélère peu à peu et qui incite à la danse.

J'ai directement constaté que cette jeune artiste "en voulait" énormément et avait un terrible potentiel.

Cette musique n'est pas un traditionnel irlandais mais une composition de MoïRa.

Après avoir démarré par des covers, cela fait à présent quelques années qu'elle écrit ses propres chansons.

Une fois les musiques composées les idées des textes lui viennent à partir de la création de personnages imaginaires ou bien d'histoires de son quotidien.

Une des choses qu'elle affectionne particulièrement est de mélanger des musiques traditionnelles avec des sonorités modernes et électroniques.

Auteure et compositrice, MoïRa participe aussi à l'élaboration des arrangements.

 

Depuis deux ans elle avait le projet d'enregistrer un premier EP.

C'est à présent chose faite et la sortie de ce cd de cinq titre est prévue pour fin mars.

En composant ses morceaux, MoïRa a voulu donner une priorité à la ligne mélodique et à l'utilisation de sa voix.

Elle s'est entourée de Dimitri Fonseka (ingénieur du son, piano, contrebasse, percussions) et de Khiredin Kati (guitare, mandole, banjo).

"A new Age" et "Addicted to Love" figureront sur ce disque plus deux autres chansons en anglais et une en français.

Ci-dessous, un autre clip réalisé par Erwan Drouard qui met en relief toute l'émotion communicative de MoïRa.

En plus de la voix, j'y aime particulièrement le soutien du piano et de la basse qui renforcent le caractère émouvant de cette chanson.

  

 

 

Une dernière vidéo de cette chanteuse qui risque de faire parler d'elle dans les prochaines années tant en raison de son talent que dans la manière dont elle transmet ses émotions.

MoïRa, un nom à retenir pour tout amateur de bonne musique.

MoïRa

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:58
Les Archanges

De temps à autre ce blog s'ouvre à d'autres musiques.

j'avais envie de vous parler d'un coup de coeur récent avec ce duo acoustique les Archanges que j'ai découvert il y a environ un mois.

Annick Devroey est la chanteuse et Stéphane Mostenne le guitariste-choriste de ce duo musical.

Il s'agit principalement de reprises de chansons françaises et anglaises.

Des tubes des années '70 à nos jours d'artistes divers comme Patricia Kaas, Rita Mitsouko, Calogero, Les Poppies, Michel Delpech, les Beatles, Jean-Jacques Goldman, Daran...

Les Archanges

Originaire d'Aywaille, Annick Devroey est enseignante.

Attirée par la musique depuis toute jeune elle chante depuis plus de vingt ans dans des groupes amateurs.

Un large registre vocal et une voix très agréable.

Déjà un beau parcours derrière elle avec des groupes comme Gaw, Peps, La Blonde (assez rock et humoristique) Lynda Lemay Experience ou encore son groupe actuel G-Sbar Rough (reprises rock du répertoire de Gainsbourg).

Les Archanges

Originaire de Sprimont, Stéphane Mostenne étudié dans le domaine de l'agriculture et est devenu conseiller et formateur en maraîchage biologie.

Il partage avec sa compagne Annick la même passion pour la musique.

Attiré par le rock, Stéphane a également un parcours musical important.

Guitariste énergique il fonde le groupe Babylone avec lequel il fera environ 150 concerts dans toute la Wallonnie. Il sera aussi membre du groupe The Seeds.

En rejoignant provisoirement le groupe Peps il collaborera musicalement avec Annick pour la première fois.

Une autre de ses formations fut The Staages qui faisait des reprises d'Iggy Pop.

Les Archanges

Fin 2018, Annick lui propose de faire un duo acoustique qui sera le début de l'aventure des Archanges.

Rapidement le succès va être au rendez-vous.

Ce 22 juin dernier, dans le cadre de la Braderie la ville de Spa avait organisé une série de concerts en plein air à différents endroits de la ville.

C'est à cette occasion que j'ai découvert les Archanges.

j'ai tout de suite été sous le charme de la voix d'Annick et du jeu de guitare de Stéphane.

Bien entendu le répertoire me plaisait puisqu'il s'agit de chansons connues de la variété française.

Annick est également souriante et sympa et ne manque pas d'humour.

Tout en étant cool sur scène on voit qu'elle se donne à fond et utilise bien sa voix qui est à la fois puissante et avec un registre étendu.

Stéphane quant à lui joue de diverses guitares de façon très dynamique. Vocalement il fait preuve de maîtrise tant dans les aigües que dans les graves.

Un mois plus tard j'ai eu l'occasion de les revoir aux Francofolies de Spa avec autant de plaisir.

Les conditions météo n'étaient pourtant pas évidentes (ils ont même joué un moment sous une pluie battante mais eux comme nous étaient (relativement) bien abrités.

Je trouve que la version acoustique donne une dimension supplémentaire à ces chansons qui sont restées bien ancrées dans la mémoire collective.

Sur le piétonnier des gens qui n'étaient pas spectateurs se contentaient de passer devant la scène mais j'en ai vu plus d'un qui fredonnaient les chansons interprétées par les Archanges.

J'ai particulièrement apprécié leur version de titres comme "Rock collection" (Laurent Voulzy) "Non rien n'a changé (les Poppies) ou "Emmenez-moi (Charles Aznavour).

Ce jour-là j'aurais aimé que le concert dure encore. Dans le public les gens étaient conquis et participaient aux chansons.

 

A côté de cela, Annick et Stéphane se sont mis également à composer des chansons pour étoffer le répertoire des Archanges.

"Du soleil" est le premier titre qu'ils ont proposé au public lors des deux concerts. Une chanson très agréable à écouter.

Pour conclure, si vous habitez en Province de Liège et que vous avez envie de voir ce duo voici les dates de leurs prochains concerts.

03/08/19 : Maraichers bios à Hamoir entre 14h et 16 h 30'

25/08/19 : chez les maraichers bios à Fontin- Esneux à partir de 14 heures.

25/08/19 : Brasserie Le privilège à Aywaille : 18 h.

Les Archanges un duo à découvrir, vraiment.

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 20:10

En 1974 un ami m'apprend que Gabriel Yacoub avait quitté le groupe d'Alan Stivell pour faire sa propre musique.

Il m'avait parlé de la formation de ce groupe Malicorne.

Ne me souvenant plus dans quel ordre j'avais acheté ces disques je parlerai ici à la fois de l'album "Pierre de Grenoble" et du premier disque de Malicorne.

J'appréciais beaucoup la voix particulière de Gabriel qu'on entendait très nettement derrière celle d'Alan dans des chansons comme "Tha mi sgith" et "Suzy Mc Guirre".

Gabriel faisait partie de mes trois musiciens préférés d'Alan avec Dan Ar Braz et René Werneer.

Guitariste et joueur de banjo il jouait aussi de ce curieux instrument qu'était le dulcimer des Appalaches.

En 1973 son épouse Marie Yacoub participe également au disque de Stivell "Chemins de terre" en tant que choriste.

La même année Gabriel et Marie ont cependant le projet de faire une démarche similaire à celle d'Alan mais avec le répertoire français.

A la fois chanteurs et multi-instrumentistes ils commencent à explorer la musique traditionnelle de divers coins de France.

Ils décident bientôt d'enregistrer un disque en s'entourant d'amis musiciens.

Gérard Lavigne (basse), Christian Leroy Giour'han (vielle), Marc Rapillard (violon), Gérard Lhomme (percussions), Dominique Paris (biniou kozh), Alan kloatr (bombarde) et Dan Ar Braz (guitares)  participent donc à cet enregistrement.

Ayant tous les deux une voix particulière Marie et Gabriel feront des polyphonies une de leur spécialités. Des arrangements contemporains intégrant de nombreuses sonorités seront une autre de leurs caractéristiques.

S'il y a encore quelques liens avec la musique bretonne avec les titres "Quand j'étais fille à marier" et "An Dro" le reste du disque appartient bien au folk français.

La chanson "Pierre de Grenoble"  reste ma préférée bien des années plus tard. Une chanson d'amour triste à propos d'une séparation due à la guerre.

 

En 1977 j'avais formé un groupe folk amateur où nous reprenions des airs de Malicorne, Tri Yann, Stivell...Jean-Paul était au violon, Dominique jouait de l'épinette, un autre Jean-François à la guitare et au chant et moi au whistles et chant. Pierre de Grenoble était une de nos chansons fétiches...que de souvenirs !

"Le prince d'Orange", "Deux bransles de Bourgogne", "Au chant de l'alouette" et"Rossignolet du bois" étaient mes chansons favorites de ce vinyle.

A propos de cette dernière chanson, j'ai été très étonné en découvrant dans les années '90  le groupe québécois "La bottine souriante" de découvrir qu'ils la chantaient aussi.

Leur version s'appelle "Le rossignol sauvage" et est assez ressemblante.

En 1974 Gabriel a bien sûr envie de continuer l'aventure mais les autres musiciens préfèrent retourner dans leurs groupes respectifs (Stivell, les Leprechauns, Bagad Bleimor...)

Gabriel se tourne alors vers son ami Hughes de Courson musicien poly-instrumentiste et déjà actif dans la production musicale.

Hughes est intéressé par le concept.

Ils décident alors d'engager le violoniste Laurent Vercambre un musicien de formation classique mais qui a écouté de nombreux joueurs de fiddle comme Tommy Peoples, Kevin Burke ou Dave Swarbrick avant de trouver son propre style.

Un jour alors qu'ils voyagent en direction du Mans ils traversent le village de Malicorne sur Sarthe. Ce nom les intrigue, leur plait si bien qu'ils décident d'appeler ainsi leur groupe.

Malicorne va donc démarrer cette année là avec Marie (chant, vielle à roue, bouzouki, dulcimer) , Gabriel (chant, guitare, épinette des Vosges, mandoloncelle), Hughes (guitare électrique, basse, cromorne, percussions, chant) et Laurent (violon, alto, bouzouki, harmonium, chant).

Ils enregistrent un premier 33 tours de 11 titres.

Un son forcément différent du disque précédent mais avec les mêmes conceptions musicales.

A cette époque du folk-revival répandu dans toute l'Europe Malicorne va rapidement connaître le succès.

Ecouter ce groupe fut du bonheur à l'état pur pour moi. Des disques qui ont tourné de très nombreuses fois sur mon pick-up puis sur ma première chaîne stéréo.

Mémorisant les paroles pour chanter avec eux où essayant de jouer ces morceaux aux whistles.

Que d'heures passées à écouter Malicorne et les autres.

On trouve très peu de vidéos sur le Net de Malicorne dans les années '70.

En voici une de 1977, le groupe en play-back invité à une émission télévisée.

Il s'agit d'une reprise de leur chanson "Landry" qui figurait sur ce premier disque de 1974.

A noter que si Marie et Gabriel sont bien présents ainsi que le nouveau bassiste du groupe Olivier Zdralik,  Hughes de Courson lui était absent ce jour-là.

Quant à Laurent Vercambre il avait provisoirement quitté le groupe et était remplacé par René Werneer (qui chante et joue ici du cromorne).

Comme pour les disques de Stivell, acheter un nouveau LP de Malicorne était toujours pour moi un véritable plaisir.

Je les ai toujours suivi tout comme j'ai continué à suivre la carrière solo de Gabriel Yacoub.

Bien entendu en 2010 j'étais super-heureux de la reformation du groupe et j'ai acheté leur cd fait aux Francofolies de la Rochelle.

Par la suite j'ai suivi leurs nouvelles vidéos sur You- Tube espérant peut-être les revoir un jour.

Il n'y a cependant plus eu de nouvel enregistrement.

En août 2017 j'ai malheureusement appris que Marie Sauvet et Gabriel Yacoub avaient décidé de mettre fin définitivement à l'aventure Malicorne.

Immense regret !

Heureusement les disques subsistent.

Encore une petite pour la route.

Pour conclure je voulais faire un lien vers le livre qu'Arnaud Choutet avait écrit à propos de ce groupe mythique en 2016.

Si vous ne l'avez pas encore et que vous êtes comme moi des inconditionnels de Malicorne, procurez  vous-le rapidement.

C'est rempli d'anecdotes et raconte toute l'histoire depuis 1973 ainsi que la carrière des différents membres.

En le lisant j'ai vu re-défiler une série d'étapes de mon adolescence.

Un must.

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 15:24
Arnaud Choutet - Rock Sudiste

Bien que consacré en grande majorité à la musique celtique, ce blog de temps à autre se tourne vers de nouvelles directions.

En Mai 2017 j'avais présenté Arnaud Choutet qui publie des livres à propos de musiques.

Né en 1968, Arnaud Choutet vit en Bretagne (Vannes) mais a séjourné durant plusieurs années aux Etats-Unis.

Il y découvrira le rock, le bluegrass, la country qui deviendront une partie de ses influences musicales.

De retour dans l'Hexagone il sera également attiré par les musiques traditionnelles de France et des territoires celtes.

Je reviens à cet auteur à l'occasion de la parution de son nouvel ouvrage à propos du rock sudiste, courant musical apparu aux USA à la fin des années soixante.

Arnaud Choutet - Rock Sudiste

En 1969, Allman Brothers Band sera le premier goupe de ce genre musical.

Une musique rock influencée par le blues, la soul, la country, qui laisse la place aux longs solos, aux improvisations faites par plusieurs guitaristes au sein du groupe.

Dans les années '70 une série de d'autres groupes ayant leurs propres caractéristiques Lynyrd Skynyrd, Marshall Tucker, Molly Hatchet, ZZ Top, Blackfoot vont s'inscrire dans ce mouvement musical.

Dans ce livre qui vient de paraître en Janvier 2019, Arnaud Choutet présente pas moins de 70 groupes faisant partie de cette scène rock sudiste de 1969 à nos jours.

Voici quelques illustrations de ces groupes.

 

Ayant beaucoup apprécié la lecture de ses ouvrages précédents  pour leurs qualités littéraires et leur documentation minutieuse, je ne saurais trop recommander celui-ci aux amateurs du genre.

Ci-dessous un lien vers mon autre article à propos d'Arnaud Choutet.

Bonne lecture !

Arnaud Choutet - Rock Sudiste

Ci-dessous un lien pour commander cet ouvrage.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 22:13
Asgard

Une vidéo pour démarrer directement cet article, une fois n'est pas coutume.

Moins habituel aussi cette fois à propos d'un groupe folk non pas celtique mais Français.

Après avoir découvert Stivell mon second groupe fétiche fut Malicorne puis vinrent les Tri Yann et tout les autres...

Le fait de s'intéresser à Malicorne m'ouvrit une petite porte vers le folk français.

J'ai donc découvert tour à tour des groupes comme Mélusine, La Bamboche, La Chiffonie, Maluzerne, la Confrérie des fous et quelques autres dont Asgard.

Ce groupe m'avait directement enthousiasmé à cause de leurs voix magnifiques.

J'avais très souvent leurs chansons en tête et leur premier disque fait partie de mes incontournables des années '70.

 

Originaires de Caen en Normandie, Patrick Sheandell (Grandpierron) et Bernard Darsh sont alors membres d'un groupe rock local.

En 1974, ils décident d'explorer le répertoire de la musique folk celtique et française.

Patrick ( chant, guitare, dulcimer, cromorne, psaltérion, whistles, percussions) et Bernard ( chant, guitares acoustiques et électriques, violon, banjo) forment d'abord un duo "Andon Tregern".

Ils font des concerts à travers toute la Normandie et se font peu à peu remarquer par la presse.

Un troisième musicien William Lawday (guitare basse, guitare acoustique et dulcimer) les rejoint et ils décident alors de prendre le nom de "Asgard".

Féru de musiques traditionnelles et de mythologie, Georges Bernage leur propose de produire leur premier album.

Ils enregistrent donc "L'Hirondelle"en 1976.

 

Le disque remporte un certain succès et le groupe donne de nombreux concerts et se retrouve dans les festivals folk.

Un quatrième musicien Jacques Jourdan (basse, guitare acoustique, chant) se joint à eux.

Durant les concerts des musiciens comme Guy Printemps ou Michael Jones les rejoignent parfois sur scène.

L'aventure durera deux ans.

Asgard

En 1978, Patrick Sheandell-Grandpierron décide de donner une orientation plus moderne à la musique d'Asgard.

Voulant y introduire d'avantage de claviers, batterie et guitares électriques.

Les autres membres du groupe s'y opposent pourtant.

Soutenu par son producteur et son label Patrick veut s'orienter dans cette voie.

C'est la rupture avec les trois autres membres et Patrick recrute de nouveaux musiciens.

Daniel Mantovani (guitares acoustiques et électriques); Dominique Urruty (basse et steel guitar); Umberto Pagnini (batterie) et Dominique Labarre (claviers).

Ensemble ils enregistrent le disque "Tradition et renouveau" en 1978.

 

Cet album est bien accueilli par la critique et de nombreux concerts vont suivre avec cette nouvelle formation.

C'est tout de même un peu différent du premier disque mais cela reste très mélodieux.

Les voix restent très agréables à écouter et le choix des morceaux est très intéressant.

Un disque que je connais cependant moins bien car je ne l'avais pas trouvé dans les années '70 et ai seulement pu le découvrir dans les années '2000 après sa ré-édition.

 

Durant les deux années suivantes certains musiciens quitteront le groupe, et seront remplacés par d'autres sur scène.

Comme Jacques Deville (guitare électrique), Philippe Hoctet (violon baroque), Jacques Zelher (fiddle) ou Deirdre Kavanough (harpe celtique).

Tous apporteront à Asgard leurs talents et leurs influences.

En 1980, le groupe décida cependant de se séparer définitivement.

De 1974 à 1980 une existence musicale pas très longue mais qui apporta beaucoup de plaisir à tout ceux qui ont eu la chance de les écouter sur disque et sur scène.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 20:12
Steve Waring

J'ai trouvé sur une brocante il y a deux jours un vieux trente-trois tours de Steve Waring.

Je connais cet artiste depuis longtemps puisqu'il a un peu collaboré avec Alan Stivell au début des années '70.

Durant cette décennie j'ai appris à découvrir ce chanteur en achetant trois de ses albums.

"Le banjo américain", "Ring Dingue Dongue" et "Guitare américaine" (en duo avec Roger Mason).

Ces trois disques enregistrés au Chant du Monde qui avait la particularité d' éditer des pochettes triptyques qui permettaient d'imprimer d'avantage d'informations (textes, photos, tablatures...) à propos du disque.

Steve Waring est né en 1943 à Abington en Pennsylvanie (U.S.A.).

Très jeune il se met à l'apprentissage du banjo et de la guitare, instruments dont il deviendra virtuose.

Vers 13-14 ans il s'intéresse au folklore de son pays.

Après avoir terminé ses études il décide d'émigrer à Paris en 1965 pour étudier le mime et l'acrobatie.

En 1966, il sort un premier 33 tours de chansons folk " We shall not be moved".

A l'époque il fréquente le Centre américain de Paris exploité par Lionel Rocheman.

Dans cette salle sont organisés des "Hootenanies", des concerts de jeunes artistes.

C'est là que vont débuter le violoniste John Wright, Alan Stivell, les guitaristes Marcel Dadi et Roger Mason, le chanteur Claude Besson et bien d'autres.

Stivell invitera d'ailleurs Steve Waring et Roger Mason à l'accompagner sur son album "Reflets" en 1970.

Et en 1971 Steve va co-écrire avec Alan "The wind of Keltia" qui sortira d'abord en 45 tours avant de devenir la chanson qui démarrera l'album à L'Olympia en '72.

Steve Waring est un des premiers guitaristes à introduire le "picking" (technique du pouce indépendant, le pouce jouant une mélodie différente de celle jouée par les autre doigts de la main droite).

Une manière de jouer qu'il utilise également au banjo.

Depuis qu'il vit en France Steve a également voulu voyager et séjourner en Afrique.

Se familiarisant aussi avec certaines musique africaines et collaborant avec des musiciens locaux comme Lamine Conté (Kora).

En même temps ses rencontres musicales en Afrique lui font découvrir l'engouement des enfants pour ses chansons.

Cela va lui donner l'idée de poursuivre plus tard dans cette direction.

Cependant les années '70 représentent avant tout la période folk de sa carrière.

Comme en témoigne ce disque de guitare américaine enregistré avec Roger Mason et dont voici quelques extraits.

 

 

Steve Waring

J'ai donc déniché ce disque "Les grenouilles" sur la brocante et me suis empressé de le numériser.

Enregistré en 1970 Steve au banjo et à la guitare est accompagné par Artus Avalon à la harpe et au whistles, John Wright à la guimbarde, Roger Mason aux cuillers et Marc Rocheman à la deuxième guitare.

Sur ce disque des chansons folk de Tom Paxton et Woody Guthrie, du folklore anglais comme

"The cuckoo", des compositions de Steve mais aussi de premières comptines pour enfants comme "Le matou revient" et "Les grenouilles".

Cette chanson qui restera une des plus connues du répertoire de Steve.

 

C'est à partir des année '80 que Steve Waring va principalement se consacrer à la chanson pour enfants.

Depuis 1966, il a enregistré une trentaine de disques.

Travaillant aussi pour le théâtre et la télévision et dans le domaine de la santé en pédiatrie.

Il remporte encore d'autres succès avec ses chansons "La baleine bleue", "L'ogresse" ou bien "Le ramoneur rouge".

Des albums pour enfants avec des bruitages, l'utilisation d'instruments divers et variés où il s'entoure d'une bande de joyeux musiciens.

Au fil de sa discographie, Steve Waring s'autorise de temps à autre des retours vers le blues et le folk américain comme en 1993 en concert avec le chanteur Graeme Allright ou en 1998 avec le cd "Blues" ou encore "Les vacances de Woody" en hommage à Woody Guthrie.

A plus de 75 ans, il est encore bien actif sur la scène internationale.

Ci-dessous un autre extrait du vinyle "Les grenouilles" avec cette chanson "Le matou revient" qui est l'adaptation d'un traditionnel anglo-saxon.

Même si ses disques sont parfois anciens n'hésitez pas découvrir ou ré-écouter cet artiste plein de poésie, d'humour et de talent musical.

 

Steve Waring

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