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Musique Celtique

1  personne(s) sur ce blog. Merci aux 23.031 visiteurs qui ont lu 88.327 pages. Je suis un grand amateur de musique celtique et j'aimerais vous faire partager ma passion. N'hésitez pas à laisser un commentaire. Des questions ? contactez-moi par mail.   Alan Stivell - Musique Irlandaise - Musique Bretonne - Musique Écossaise - Musique Celtique - Musique de GalicePlan du site - PHOTOS : A.Stivell 2005 - A. Stivell. 1970 à 1993 - Irlande voyage 1991Musiciens celtiques - Inscrivez-vous à la newsletter - Mon autre blog 

Mercredi 9 juillet 2008
Fondé en 1973,  De Danann est un des groupe qui a été un des plus marquant du renouveau de la musique irlandaise.
Avec Planxty et Bothy Band, De Danann aura donné une dimension internationale à cette musique traditionelle.
Le violoniste Franckie Gavin et le guitariste Alec Finn associés à Johnny (Ringo) McDonagh (bodhran) et au joueur de banjo Charlie Piggot allaient former un band particulièrment dynamique.
Il enregistrent leur premier disque en 1975.


Au même titre que Donal Lunny et Andy Irvine, Alec Finn va très vite apprendre à jouer du bouzouki qui deviendra son intrument de prédilection avec De Danann.

Franckie Gavin, originaire de Galway, est un virtuose du fiddle mais aussi de la flûte traversière en bois. Issu d'une famille de violonistes, il va très jeune apprendre plusieurs instruments dont le whistle et le piano.
Influencé par le style de Michael Coleman, Franckie est un musicien de très grand talent dont la manière de jouer du fiddle est très reconnaissable.

La chanteuse Dolores Keane va rejoindre le groupe sur leur premier enregistrment.
L'année suivante, ce sera au tour de Johnny Moynihan de devenir membre du groupe. A la fois comme chanteur et comme multi-intrumentiste (bouzouki, fiddle, bodhran).

Ensuite, De Danann va un peu changer d'orientation musicale en engageant l'accordéoniste Jackie Daly. Parce que leur musique qui avait plutôt une "dominance" fiddle-banjo sera désormais tirée par des sonorités d'accordéon.
Jackie Daly quittera ensuite le groupe au milieu des années '80 pour s'orienter vers d'autres collaborations et plus tard, vers le groupe "Patrick Street".
Il sera remplacé par un autre virtuose: Mairtin O'Connor.
Lorsque Mairtin et son accordéon auront été appelés par les sirènes de "Riverdance", De Danann engagera alors Aidan Coffey.
Vers la fin des années '90, ce sera au tour du jeune Derek Hickey de prendre le relais.



On peut donc dire que la base intrumentale de De Danann s'est concentrée autour du fiddle de Franckie Kennedy, d'un accordéoniste, le tout bien soutenu par le bouzouki d'Alec Finn et le son d'un bodhran.
Bodhran tenu au départ par Ringo McDonagh remplacé ensuite par Colm Murphy aux accompagnements très variés.

Au niveau vocal, De Danann n'a pas de chanteur fixe mais à toujours invité des artistes de grande qualité à participer à ses disques.
Après Dolores Keane, Mary Black, Maura O' Connell, Eleanor Shanley et Tommy Flemming se sont succédés avec le même brio.

J'avais découvert ce groupe grâce au cd "The Mist Covered Mountain" paru en 1980.
Dans ce disque, ils avaient invité Sean O'Conaire et Tom Phaildin deux chanteurs qui s'expriment en gaélique dans le style Sean-Nos.
Le titre "Maire Mhor" est d'ailleurs chanté à capella.
J'ai beaucoup aimé des plages comme "The cottage in the grove" ou "Cameronian reel".
Ce mélange d'accordéon et de fiddle bien ryhtmé par le banjo et les ornementations de bouzouki, c'est tout simplement très fort !



A noter que vers la fin des années '80, De Danann a changé son nom en "De Dannan" pour une raison inconnue.
De Danann, les peuples dieux de Danu, premiers occupants de l'Irlande, le terme était peut-être trop utilisés par d'autres ? Comme c'est le cas tant au niveau littéraire qu'historique ou cinématographique.


De Dannan donc va continuer à enregister toute une série de disques.
Un peu comme Paddy Moloney (des Chieftains), Frankie Gavin va tenter toutes sortes d'expériences musicales.
Avec De Dannan ou en solo, il partagera la musique irlandaise avec d'autres styles.
Des enregistrements avec des artistes aussi divers que les Rolling Stones, Yehudi Menuhin, Stéphane Grapelli ou Andy Statman.



En 1987, "Ballroom" est fait de danses traditionnelles et de belles chansons chantées par Dolores Keane. Quelques invités comme John Faulkner (guitare) et Caroline Lavelle (violoncelle) donnent une coloration très folk à cet album.

Un autre de mes disques "1/2 set in Harlem" (1991) a lui une coloration totalement différente.
Eleanor Shanley en est la chanteuse principale mais il y a aussi d'autres chanteurs sur ce disque y compris des chanteurs de Gospel.
La moitié du disque est du folk irlandais mais le reste navigue entre negro-spirituals, chansons et musique Klezmer (traditionnel juif).
Ici aussi quelques invités de marque comme Niall Martin, Bill Whelan, Arty McGlynn...



Autre cd en 1995, "Hibernian Rhapsody".
Le premier morceau n'est autre qu'une reprise du célèbre titre du groupe Queen.
C'est assez étonnant d'entendre cette chanson jouée par des musiciens irlandais.
Mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils l'interprètent très bien (la voix de Freddie Mercury étant remplacée par des whistles).
Le reste de l'albun est fait d'instrumentaux irlandais et de jolies chansons interprétées par la très belle voix de Tommy Flemming.
Frankie Gavin, Alec Finn, Colm Murphy et Derek Hickey sont en super-forme.
Hornpipes, gigues et reels se succèdent de façon très brillante pour le plus grand bonheur de tous les amateurs du genre.

De Dannan, des musiciens très versatiles qui ont ça et là enregistré des disques en solo:

Alec Finn avec "Blue Shamrock" revisite une série de classiques du répertoire irlandais (comme Down by the sally gardens" prouvant qu'il est aussi un très bon guitariste.

Colm Murphy avec "An Bodhran" rend hommage au tambourin irlandais.
Des musiciens de De Dannan et d'autres comme Conal O'Grada ou Ciaran O'Gealbain l'accompagnent sur ce disque de musiques trad.

"Irlande" est un concert produit par Radio-France. Cet enregistrement de grande qualité présente Franckie Gavin accompagné du guitariste Arty McGlynn et de l'accordéoniste Aidan Coffey. 16 plages de toute beauté où Frankie joue également de la flûte.

Fin 2004, Sharon Shannon (reine de l'accordéon) décide de former un nouveau groupe. Avec son guitariste Jim Murray, elle invite le flûtiste Michael McGoldrick et Frankie Gavin.Leur cd "Tunes" parait en 2005.
Bien soutenus par Tony Molloy, James Mackintosh, John J. Kelly et Mary Shannon, nos quatre virtuoses y vont de grands solos sur ce cd.
Une interprétation remarquable d'airs traditionnels et de nouvelles compositions.
Un disque à ne pas manquer, un de plus !

De De Danann à De Dannan...rien que de bonnes notes !



par Rakaniac publié dans : Musique Irlandaise
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Mardi 1 juillet 2008
D'origine à la fois écossaise et irlandaise, Andy Irvine est né à Londres en 1942. Sa mère était actrice et son père musicien. Il a donc grandi dans un milieu artistique tout en étudiant la guitare classique.
Dans les années '50, Andy découvre des chanteurs comme Lonnie Donegan et surtout Woody Guthrie qui aura une influence importante sur sa pratique musicale.


Andy s'installe à Dublin au début des années '60, le pub "O'Donoghue's" sera pour lui le lieu de toute une série de rencontres dont Luke Kelly et Ronnie Drew (des Dubliners).
Il formera un duo avec Johnny Moynihan (qui fut le premier à jouer du bouzouki en Irlande) . Puis Joe Dolan viendra se joindre à eux pour former "Sweeney's Men" en 1966.
Terry Woods remplace ensuite Joe Dolan et Andy restera encore jusqu'en 1968 avec ce groupe.
Les Sweeney's étaient plus un groupe de chanteurs folk (qui s'accompagnaient à la guitare, au bouzouki ou à la mandoline) qu'un groupe de musique trad. irlandaise.

Après avoir quitté le groupe, Andy décide de voyager dans les Balkans (particulièrement en Bulgarie et en Macédoine). C'est là qu'il va découvrir et apprécier cette musique tout en jouant avec des musiciens locaux.

En 1969, rentré en Irlande, Andy fait la connaissance de Donal Lunny avec qui il se lie d'amitié.
Leur collaboration va rapidement devenir très fructueuse.
Christy Moore qui débute sur la scène anglaise décide de s'installer en Irlande où il enregistre son second album "Prosperous". Parmi les musiciens de ce disque, Andy Irvine, Donal Lunny et un joueur d'uilleann pipe...Liam O'Flynn !
Après cet enregistrement, les quatre hommes vont continuer à collaborer et former le groupe légendaire Planxty.

C'est grâce à Planxty que j'ai découvert Andy en 1984.
Paradoxalement, je découvrais-là un groupe qui venait de se séparer un an plus tôt.
Mais la musique de Planxty fut vraiment primordiale pour moi dans mon apprentissage de la musique irlandaise.
Planxty, c'était un tiers d'instrumentaux, un tiers de chansons de Christy Moore et un tiers de chansons d'Andy.
J'aimais bien les deux chanteurs. La voix d'Andy m'a directement paru spéciale.
Sa façon de chanter, sa façon de passer de l'aigu au grave, c'est assez particulier.
Parfois, la voix se fait très douce comme dans "Kellswater", parfois elle est plus rugueuse, plus sonore aussi.
Depuis lors, je suis devenu un inconditionnel d'Andy Irvine et je n'ai eu de cesse de me procurer ses disques.



De 1972 à 1983, Planxty va donc connaître un succès considérable en Irlande et dans toute l'Europe.
Il y eut certains départs compensés par les arrivées de Johnny Moynihan (fiddle & bouzouki), Paul Brady (guitare) et Matt Molloy (flûte).
Puis le groupe se reforma dans sa composition originale (Irvine, Moore, O'Flynn et Lunny) jusqu'en 1983 avec l'album "Words and Music".
Une séparation que l'on pensait définitive jusqu'à la réunion (provisoire) de 2004.

Sept albums donc de Planxty avec une multitude de grands moments musicaux et de chansons superbes dont "As I roved out" (The well below te Valley); "You rambling boys of pleasure (After the break) ; "Roger O' Hehir" (The woman I loved se well) ; "Thousand are sailing" (Words and Music) ; "Arthur Mc Bride" (Live 2004)...

Andy Irvine n'allait bien sûr pas en rester là.
En 1976 déjà, il avait formé un duo avec le chanteur Paul Brady.
Chantant en alternance et démontrant une fois encore ses qualités de multi-instrumentiste (bouzouki, vielle, mandoline, harmonica).
Les deux chanteurs (bien soutenus par Kevin Burke et Donal Lunny) rivalisent de talent pour produire un disque de très bonne qualité avec des titres incontournables comme "Plains of Kildare", "Autumn Gold" (très apaisant) ou "Martinmas Time".
Paul Brady chante une version très personnelle de "Arthur Mc Bride" assez différente de celle chantée par Andy avec Planxty.


Andy poursuit ses expériences musicales en étant membre du groupe de Dannan (autre top-band irlandais) durant une courte période.
Il collaborera avec Mick Hanly (un autre chanteur irlandais) à la fin des années '70.
Au début des années '80, il forme avec Donal Lunny et quelques musiciens rencontrés ça et là en Europe un premier groupe "Mosaic".
Il n'a jamais caché son goût pour les métissages musicaux depuis ses voyages en 1968.

En 1982, Andy forme un autre duo avec Dick Gaughan un excellent guitariste et chanteur écossais.
Ils enregistrent en Allemagne le disque "Parallel Lines" avec Nollaig Ni Cathasaig (fiddle) et quelques musiciens allemands.
Dick Gaughan a aussi une voix intéressante et est très talentueux aux guitares électrique et acoustique ainsi qu'à la basse.
Là aussi, les deux artistes chantent en alternance avec pour Andy des titres intéressants comme "The Dodgers song" ou "Captain Thunderbolt".

En 1985-86, Andy travaillait avec Gerry O' Beirne (guitare et chant) et Kevin Burke (fiddle) aux USA. Ils décidèrent ensuite d'enrôler Jackie Dadly (virtuose de l'accordéon) et de former le groupe "Patrick Street".
Poursuivant d'autres projets, Gerry O'Beirne dut cepandant laisser sa place à Arty Mc Glynn après un an de concerts.
Patrick Street est donc le deuxième grand groupe d'Andy Irvine.
Je l'ai présenté dans un article précédent.

Dans les instrumentaux (toujours très dansants) il y a la dominante de l'accordéon et du fiddle bien contre-balancés par la guitare et le bouzouki.
Puis il y a toutes les chansons d'Andy.
Andy qui est également humaniste et prend parfois cause pour des sujets plus sérieux comme dans "A forgotten hero" ou "Facing the Chair" (Sacco & Vanzetti).
Patrick Street, un groupe que je recommande chaudement à tous les amateurs de bon folk irlandais.
Ils viennent de sortir un nouveau cd en 2007 (le neuvième déjà).

En 1992, Andy et Davy Spillane avaient consacré un album à la musique des Balkans.
"East Wind" enregistré en compagnie de Bill Whelan et de musiciens d'irlande et d'Europe de l'Est.
Je vous en parle aussi dans un post précédent.




En dehors de cela  Andy a également produit des albums en solo.
"Rude Awakening" en 1991.
Sûrement un de mes cd préférés.
Andy est entouré de Bill Whelan (claviers) Arty Mc Glynn (guitare) Rens van der Zalm (fiddle & guitare), Davy Spillane (whistle) Carl Geragthy (saxophone).
Tout ce beau monde pour jouer des musiques vraiment superbes qui mettent si bien en valeur les mots d'Andy Irvine.
Andy nous présente ici une série de portraits de personnages qui l'on marqué (Raoul Wallenberg, James Connoly, Zapata, Douglas Mawson...)
Un peu à la manière d'un journaliste, Andy nous livre des chansons en forme de récits sur des musiques parfois rythmées ou émouvantes.
Un disque extra-ordinaire !

"Rain on the Roof" sort en 1996.
Ici, Andy a choisi une forme plus acoustique pour habiller ses chansons.
Rens Van der Zalm est de nouveau au fiddle et à la mandoline et Steve Cooney (percussions) n'intervient que dans deux titres.
Andy est d'allieurs seul sur la motié des titres s'accompagnant uniquement au bouzouki et de temps à autre à l'harmonica.
Quelques titres font partie du répertoire de Patrick Street ("A Prince among men" , Forgotten Hero") d'autres sont des instrumentaux soit irlandais ou des pays de l'Est.
Et encore d'autres titres intéressants comme "He fades away" ou "My heart's tonight in Ireland".
Un disque très représentatif de la recherche musicale d'Andy.

En 2001 sort "Way Out Yonder".
ce disque fait plus penser à "Rude Awakening" même si cette fois il n'y a pas de claviers mais uniquement des instruments acoustiques.
Rens van der Zalm plus une série de musiciens connus de la scène irlandaise (Maire Breathnach, Cormac Breathnach, Steve Cooney, Dermott Byrne).

Il y a aussi trois choristes,une contrebassiste (Lindsey Horner) plus quelques solistes comme Liam O'Flynn, Declan Masterson, Nikola Parov ou Brendan Power.
Tout ces grands musiciens au service du bouzouki et de la voix d'Andy qui a composé une partie des titres du cd.
Vraiment un très beau disque que j'ai acquis depuis peu et que je ne lasse pas de découvrir.
Des chansons très poétiques comme "Moreton Bay" ou "Born in Carrickfergus".
Egalement une très belle reprise de "The Higwayman" (chanson de Loreena McKennit).
A ne pas manquer pour ceux qui aiment Andy Irvine.

Après l'expérience "East Wind" Andy (toujours membre de Patrick Street") forme encore un autre groupe avec Donal Lunny.
"Mozaik" cette fois avec un "k", groupe dans lequel on retrouve Nikola Parov, Bruce Molsky et Rens Van der Zalm. Soit une série de multi-instrumentistes qui vont cumuler leurs talents au service d'un répertoire fait de musiques irlandaises et de musiques des Balkans.
Déjà deux cd à leur actif : "Live from the Powerhouse" en 2004 et "Changing Trains en 2006.
Dans la chanson " O'Donoghue's" Andy raconte comment il a découvert la musique irlandaise dans ce célèbre pub de Dublin.

A 66 ans bien sonnés, notre diable d'homme a encore plein de projets puisqu'il tourne pour l'instant avec Paul Brady après avoir terminé le dernier disque de Patrick Street et participé à une re-formation provisoire des Sweeney's Men !

A bientôt Andy !








par Rakaniac publié dans : Musique Irlandaise
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Samedi 7 juin 2008
Quand des musiciens irlandais et écossais se retrouvent, ils ont parfois envie de faire un "jam", une session, c'est à dire de faire de la musique ensembles.
Dans ce genre de soirée, on sait où ça commence mais rarement quand ça se termine.

Ici, la belle Shraron Shannon qui est une des reine de l'accordéon en Irlande a invité un plateau des relevé de musiciens celtes.
l'Ecossais Phil Cunningham (ex. Silly Wizard) est un des maîtres de l'accordéon à touches (piano-accordeon).Après avoir tourné avec son frère Johnny Cunningham et participé à de nombreuses productions il a formé un solide duo avec le violoniste Aly Bain (du groupe Boys of the Lough).
Jim Murray est un jeune et talentueux guitariste qui accompagne Sharon Shannon depuis de nombreuses années.
Michael Mc Goldrick (le flûtiste virtuose de Capercaillie) est ici au low whistle...

D'abord quelques reels :



...avec eux, il y a aussi Gerry O'Connor au banjo (membre de "Four Men and a Dog") et Jerry Douglas au dobro (il s'agit d'un instrument hybride entre la guitare et le banjo), Russ Baremberg à la mandoline.Et pour rythmer le tout, James Macintosh aux percussions et Todd Parks à la basse.
Excusez du peu !

Pour ceux qui préfèrent les  gigues...


Si quelqu'un connaît l'adresse de ce pub...
par Rakaniac publié dans : Musique Irlandaise
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Vendredi 30 mai 2008
Autre instrument assez courant dans la musique irlandaise, le concertina.

Ces curieux petits accordéons ont une sonorité particulière.
Instruments à vent et à anches libres. Des boutons sont disposés de part et d'autre du soufflet.
Ces boutons ont généralement une sonorité différente selon qu'on les pousse ou qu'on les tire.

Un peu moins répandus que les accordéons, les concertinas ont cependant fait de nombreux émules depuis des dizaines d'années.



J'ai découvert Noell Hill sur un disque de Planxty au début des années '80.
J'ai ensuite acheté son cd "The irish Concertina" pour mieux l'apprécier.
Ce disque reste un classique pour tous les amateurs du genre.
Bien mis en valeur par les accompagnements de Peadar O' Riada au piano, les airs traditionnels sont interprétés de façon magistrale par Noel Hill.

Le voici en solo dans un show télévisé de la télévision irlandaise.



La génération suivante a donné naissance à d'autres solistes tout aussi talentueux.
Niall Vallely est issu d'une famille de musiciens.


Son frère est d'allieurs très connu également puisqu'il s'agit de Cillian Vallely le piper du groupe Lunasa.
Je ne possède pas d'album solo de Niall Vallely mais j'ai peu apprécier son talent en écoutant les disques du groupe Nomos, un autre band très réputé de la scène irlandaise.
Niall Vallely est un excellent musicien.



La nouvelle génération n'est pas en reste puisque que la toute jeune Edel Fox est également une virtuose de cet instrument.



Edel est souvent en compagnie du violoniste Ronan O' Flaherty avec lequel elle pratique la musique trad.depuis des années.
Je les ai découvert sur le cd "Edel Fox & Ronan O' Flaherty" paru en 2006.
Accompagnés par Michael Mc Cague (bouzouki et guitare) et Brian McGrath (claviers) nos deux jeunes musiciens ont revisité toute une série d'airs et de danses traditionnelles.
Un disque à la fois dynamique et plein de nuances.




par Rakaniac publié dans : Musique Irlandaise
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Lundi 12 mai 2008
"Gilles SER-VAT", tel que le présentait Dan Ar Braz dans les spectacles de l'Héritage des Celtes.
Comme pour insister sur l'immense talent de cet immense chanteur.

Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur la biographie de Gilles.
Né à Tarbes, sa famille est d'origine nantaise. Il passe la plus grande partie de sa jeunesse à Cholet (Maine & Loire) et dans la région de Nantes ainsi que du côté du Croisic où vivaient ses grands-parents.
Elève à l'école des Beaux-Arts d'Angers, il se destine plutôt à la sculpture.
Il décide de chanter en 1969 après un séjour sur l'île de Groix où il comprend vraiment où sont ses racines.
Il découvre Glenmor et Alan Stivell et s'installe à Paris. Gilles chantera à la taverne "Ti Jos" tout en rencontrant de nombreux Bretons de Paris.
C'est au début des années '70 qu'il écrit ses premières chansons dont la fameuse "Blanche Hermine" qui sera aussi le titre de son premier disque en 1972.


J'ai découvert Gilles vers la fin des années '70. J'avais acheté une compilation "Bretagne d'Aujourd'hui" qui regroupait quatre artistes. Il y avait bien sûr Alan Stivell, Tri Yann, le groupe Triskell et Gilles Servat.
Cinq titres de Gilles dont la "Blanche Hermine" et "Je dors en Bretagne ce soir".
J'aimais bien sa voix et ses textes mais ses musiques n'avaient rien à voir avec le folk breton-celtique en vogue à cette époque. Par rapport aux trois autres artistes de cette compil. c'était très différent.
Petit à petit, ce fut pour moi une ouverture vers d'autres formes d'expression celtique.
En 1981, j'achetais l'album "Hommage à René Guy Cadou".
Gilles avait consacré ce disque à ce poète de la région de la Loire disparu en 1951.
De très beaux textes mis en musique par Gilles Servat. Gilles chantait de sa belle voix grave avec seulement quelques musiciens (basse, guitare,batterie, flûtes) pour l'accompagner.
René Guy Cadou parlait de choses simples (les amis, les enfants,la campagne)...la vie essentielle (comme disait Gilles), j'amais bien des titres comme "Vareuse de coton" ou "L'enfant du garde".


Quelques années plus tard, j'ai vu une émission télé consacrée à Gilles qui venait présenter son disque "Je ne hurlerai pas avec les loups".
Un très long texte où j'ai découvert son côté révolté. Texte qui me faisait un peu penser à "Hommes liges des talus en transe" (de Paol Keineg) présenté par Stivell sur son disque "Treman Inis".
Donc une autre facette de Gilles Servat, poète mais aussi engagé et militant pour la défense de la Bretagne.
Le début des années '80 marqua la fin de la vague bretonne au niveau international.
Bien sûr, les Servat, Tri Tann, Stivell continuaient à sortir des disques mais il devenait beaucoup plus difficile de se les procurer en Belgique (médiathèques peu fournies, internet inexistant...).
C'est donc seulement au début des années '90 que j'ai re-découvert Gilles Serva
t.


D'abord au travers du cd "L'Albatros Fou" dont je vous parle dans un article précédent.
En 1992, Gilles collabore de nouveau avec les frères Queffeléant (harpes celtiques), Patrick
Audouin (claviers et guitares) et Bernard Quillien (whistles, bombardes) pour enregistrer "Les albums de la jeunesse".
Donc une deuxième collaboration fructueuse avec le groupe Triskell pour un disque où participent aussi des musiciens réputés comme Dan Ar Braz ou Jacky Thomas.
Dans ce cd, Gilles ré-enregistre des titres comme "la Blanche Hermine", "Kalondour", "L'île de Groix"...
Ces disques me permettent d'apprécier encore plus Servat puisque ses qualités de chanteur, la poésie ou l'engagement de ses textes sont à présent revêtus d'un "habillage celtique".

En 1993, Dan Ar Braz invite Gilles à participer à un spectacle à Quimper regroupant toute une série de musiciens celtes. L'Héritage des Celtes est né !
Assez discret sur le premier album (il y chante "Me zo ganet e kreiz ar mor" en duo avec Yann-Fanch Kemener) Gilles Servat va prendre une place de plus en plus importante dans l'Héritage. Dans le deuxième album il chante la "Blanche Hermine" avec une telle conviction que ce titre va devenir un des morceaux phares du groupe.
A tel point que cette chanson deviendra un peu une sorte d'hymne national breton.

l'Héritage est pour lui l'occasion de travailler avec des musiciens réputés comme Donald Shaw (Capercaillie) Eogan O'Neill et bien sûr Donal Lunny.
A propos de Donal, il déclare dans la revue "Celtics" : "J'ai appris beaucoup au contact de Donal Lunny. Surtout à alterner les textes et les passages musicaux, à donner de la place à la musique au lieu de tout boucher avec un texte. Ca respire et les musiciens ont du plaisir à jouer".



En 1996, Gilles enregistre d'ailleurs "Sur les quais de Dublin" avec Donal Lunny, Dan Ar Braz, Nollaig casey, Ray Fean, Eoghan O'Neill...tous issus de l'Héritage des Celtes.
un album splendide avec des titres comme "Chantez la vie, l'amour et la mort", "Yezhou bihan" (sur les langues minoritaires), "Men Du"...
Dans une série de titres, la brillante prestation du bagad Lokoal-Mendon qui vient ajouter une coloration profonde puissante.

Retour dans l'Héritage en 1997 où Gilles chante "Le Pays" (une chanson très poétique) participe au titre "Left in peace" et surtout à "Diwanit Bugale" que Dan avait présenté un an plus tôt au concours Eurovision.


Autres disques en public pour Gilles avec "Touche pas à la Blanche Hermine" enregistré en 1998.  Ronnie Drew, Donal Lunny, John Mc Sherry, Mairtin O'Connor sont présents sur ce cd mais aussi les bretons Christian Lemaître et Nicolas Quemener plus les musiciens habituels de Gilles comme Philippe Bizais, Hilaire Rama et Stéphane Sotin.
Un Gilles Servat en grande forme qui revisite une série d'anciennes et de nouvelles chansons de son répertoire comme "L Hirondelle", "Le moulin de Guérande" ou "Je vous emporte dans mon coeur". Le tout, une fois de plus orchestré de façon magistrale par l'ami Donal !

1998 est également l'année du dernier album de l'Héritage, cette fois au Zénith de Paris.
Gilles nous gratifie encore de belles prestations dans "Dir ha tan" ou "Yezhou bihan" chanté cette fois avec Karen Matheson.

On retrouvera encore une fois tout ce beau monde pour le spectacle "Bretagnes à Bercy" en 1999. En même tant qu'Alan Stivell, les Tri Yann et L'Héritage, Gilles assurera une partie de ce méga-spectacle avec ses chansons (dont "La maison d'irlande") et ses musiciens.
Avant de venir entourer Stivell pour le final en compagnie de tout les autres.
Rarement la scène de Bercy avait réuni autant de talents "celtiques".



C'est en 2000 que sort l'album "Comme je voudrai", un disque sublime !
Cette fois, il a demandé au bassiste Eoghan O'Neill (une autre pointure de la musique
 irlandaise) de s'occuper de la réalisation artistique...un choix judicieux !
Dans la distribution, des musiciens irlandais mais aussi des bretons comme les talentueux Ronan Le Bars (uilleann pipe) ou André le Meut (bombardes).
Vraiment un de mes disques préférés avec des chansons comme "Erika, Erika", "Comme je voudrai", "Au bord du lac Pontchartrain" ou "Tregont blé zo"  qui sont magnifiques tant musicalement qu'au niveau des mots et de l'interprétation.
"Ar plac'h a garan me" qui se termine avec des cornemuses et bombardes est très émouvant également.
Une très grande cuvée de Servat !


"Sous le ciel de cuivre et d'eau" parait en 2005.
Encore des musiciens réputés comme Nicolas Quemener(guitare), Dominique Molard (percussions) ou Philippe Bizais (claviers) pour entourer Gilles sur cet album.
La chanteuse Nolwenn Korbell (qui avait déjà collaboré avec Gilles aux "Tombées de la nuit) apporte sa superbe voix pour chanter deux titres en duo avec Gilles.
Dans "le Général des binious", Gilles rend un poignant hommage à Polig Monjarret qui a travaillé énormément pour développer la musique des bagadou.
"Sous le ciel de cuivre et d'eau" est un album plus centré sur la Bretagne mais de très grande qualité également.


En 2006, Gilles sort un double album qui retrace en 35 chansons, 35 années de carrière. Pour réaliser ce disque, il avait fait un sondage auprès de son public pour sélectionner les titres devant figurer dans cet enregistrement.
"Je vous emporte dans mon coeur" est donc on ne peut mieux choisi comme titre pour cet album !


Je pourrais encore vous parler longtemps de Gilles Servat tant j'ai de l'admiration pour cet artiste.
j'ai eu l'occasion de le voir deux fois sur scène.
Une fois dans une salle de 2000 personnes.
Une autre fois dans une chapelle de 100 personnes !
C'est celle-là que j'ai préférée. Gilles  y était très simple, il plaisantait avec le public.
Avec lui, Philippe Bizais et un accordéoniste (dont j'ai oublié le nom).
Après le spectacle, nous avons pu échanger avec lui ainsi qu'avec ses musiciens.
En première partie, il y avait deux autres chanteurs : Hélène et Jean-François qui chantaient des chansons du Pays de la Loire et avaient aussi rendu hommage à... René Guy Cadou.



Gilles Servat, un artiste complet qui non content d'être musicien (guitare et bodhran) et chanteur est également écrivain (les Chroniques d'Arcturus) et membre du Gorsedd des Druides.
Gilles Servat enfin, est un amoureux de la nature et des paysages de Bretagne et d'Irlande.
Quelqu'un d'incontournable !

Trois chansons extraites du concert Bretagnes à Bercy


par Rakaniac publié dans : Musique Bretonne
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Vendredi 18 avril 2008
Samedi 12 avril, j'ai eu la chance d'assister à une superbe soirée.
A l'Archéoscope de Bouillon (dans les Ardennes belges) ils avaient eu l'excellente idée d'inviter Yann-Fanch Kemener pour un concert.
Oui, Yann-Fanch Kemener, un des plus grands chanteurs Bretons, était venu faire un tour en Belgique.
Je le connaissais déjà grâce à deux cd enregistrés avec le pianiste Didier Squiban et à sa participation dans l'Héritage des Celtes.
Samedi soir, ce fut encore bien plus intense !

En première partie, l'Académie de Bouillon présentait une classe de jeunes guitaristes qui virent jouer une dizaines de morceaux issus du répertoire celtique.
Ballades irlandaises, danses de Bretagne, mélodies écossaises, tout fut bien interprété par une douzaine de guitaristes en herbe.
Une belle manière de rendre hommage à l'invité du jour qui apprécia leur prestation.


Attablé comme dans un café-théâtre, le public était venu remplir la jolie salle de l'Archéoscope.
Une ambiance feutrée où dominaient les tons de bruns et de rouge qui évoquaient d'avantage l'automne que le printemps.
Aldo Ripoche monta sur scène avec son violoncelle puis Yann-Fanch arriva en souriant.
Yann-Fanch Kemener salua le public en annonçant qu'il allait chanter en Breton.
Si vous ne comprenez pas, dit-il, n'hésitez pas à vous adresser à un de vos voisins qui lui le comprend.
Le ton était lancé !

Et il en allait être ainsi durant tout le spectacle car en plus de l'humour, Yann-Fanch dialogue et entretient une grande complicité avec le public jusqu'à la fin.
Il démarre avec une danse bretonne, l'an dro "Ker-Pondi".
Dès les premières mesures, on peut admirer sa voix remarquable et la façon dont il marque le rythme avec des mouvements du bras et du pied.

J'étais très curieux d'entendre l'accompagnement du violoncelle.
J'avais un apriori car dans mon esprit, cet instrument classique a peu de relief et a des sonorités plutôt tristes.
j'ai très vite changé d'avis.
Aldo Ripoche est un musicien extra-ordinaire.
Bien que de formation classique, il a une manière de jouer à la fois très personnelle et débridée.
Il parvient à tirer des sons incroyables de son instrument qu'il tient en équilibre entre ses jambes.
Il manie son archet de façon très énergique et balance son intrument dans tous les sens.
Dans les morceaux rythmés, il joue également en pizzicato (en pinçant les cordes et sans archet) imitant ainsi la contre-basse.
j'ai donc été très surpris par le registre de cet instrument dont la profondeur convient parfaitement aux complaintes mais qui est également capable de très bien marquer le rythme.


Par sa voix très agréable, Yann-Fanch Kemener nous touche en alternant les chants à danser et les chansons plus graves.
Même si on ne comprend pas, on est envoûté par la chaleur des mots, par l'harmonie des notes et la beauté des arrangements.
Yann-Fanch nous présente aussi le contexte de chaque titre.
Et parfois, il récite des poèmes (comme ce magnifique texte de Xavier Grall) ou bien va jusqu'à nous raconter des contes ou des récits comme celui consacré à St.Yves.
Alternant ainsi les plages en Breton et en Français.

Et le concert se déroule comme un film où le public est captivé par cette voix magique, par cette langue bretonne qu'il finit par apprivoiser, par le jeu formidable de ce violon...celte.

"Kanet Berjelennig" (chantez bergère) sur un rythme d' hanter-dro succède à de superbes mélodies comme "Me zo ganet e kreiz ar mor" (je suis né ou milieu de la mer) ou Keris (la cité d'Ys).


Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises.
Dans la dernière partie du spectacle, Yann-Fanch s'assied pour interpréter une série de "dans plinn". Et "danse" est bien le mot qui convient puisque tout en chantant son kan ha diskan, il marque le rythme en martelant le sol avec ses pieds.
Du grand art, car cela nécessite une belle coordination.
Aldo Ripoche lui répond en utilisant toutes les resources de son violoncelle.
Un très grand moment de musique bretonne !

Des applaudissements nourris d'un public à la fois conquis et émerveillé par tant de talent et de simplicité.
Je suis convaincu que les gens qui ne connaissaient pas Yann-Fanch (c'était le cas des amis qui m'accompagnaient) ont vraiment été très heureux de cette découverte.
A la fin du spectacle, Yann-Fanch salua le public et retourna tanquillement à la table de ses amis.
De nombreux fans virent le saluer et échanger quelques mots avec lui.

Nous sommes restés encore un moment à notre place afin d'un peu prolonger ce moment de musique et de poésie.
Une soirée à la fois envoûtante et magique.

Prolongement :
En quittant, la salle, j'avais déploré avoir oublié d'emporter mon appareil photo pour le concert.
Il se fait que mes amis de Bouillon sont liés avec un des organisateurs qui lui-même est un ami de Yann-Fanch.
Comme Yann-Fanch et Aldo logeaient chez lui, il me proposa de lui demander si je pouvais aller le photographier le lendemain matin.
Et le lendemain, il nous téléphona pour nous dire que Yann-Fanch voulait bien nous recevoir !
J'ai donc eu la grande chance de pouvoir le rencontrer.
Au delà de la photo, Yann-Fanch nous a reçu avec beaucoup de gentillesse.
Nous étions là pour dix minutes mais nous sommes finalement restés une heure !
Intarissable, érudit, philosophe, Yann-Fanch est quelqu'un de très intéressant à écouter.
Passionné par la Tradition, tout ce qui touche à la Bretagne EST sa vie.



A la fois enseignant, écrivain, chanteur il a toujours été plongé dans la musique traditionnelle.
Sa grand-mère déjà était chanteuse, sa mère  et d'autres membres de sa famille aussi.
Yann-Fanch Kemener a utilisé cet héritage non seulement en s'initiant au chant, au kan ha diskan ou à la danse ; il a aussi effectué de nombreux collectages auprès des anciens.

Tous ces collectages (qui datent depuis de nombreuses années en Bretagne) ont permis  de sauvgarder un patrimoine très riche qui sans cela serait tombé dans l'oubli.
Yann-Fanch et les autres, grâce à leur travail d'artisans on contribué à rendre vivante cette langue et cette musique.
Sans concession, sans sacrifier à des formes plus commerciales.
Comme disait Yann-Fanch, la chanson traditionnelle  se chantait autrefois à capella.

Il est sans cesse en recherche de nouveaux arrangements pour sa musique, de nouvelles possibilités d'interprétation.
Il nous a parlé de ses derniers disques : "An Dorn" (la main) en duo avec Aldo et "Dialogues" avec en plus du violoncelle, le piano  de Florence Pavie.
Deux nouveaux cd seront bientôt enregistrés en 2008.
Des tournées à l'étranger (y compris au Mexique !) et bien sûr en France.
Bref de nombreux projets pour cet homme qui avoue manquer de temps pour tout faire et qui déplore que les artistes Bretons soient si mal distribués.

Nous avons pris congé en le remerciant encore de nous avoir accordé de son temps.
Lui et Aldo (également très sympa) dédicacèrent nos cd.

Le souvenir de cette rencontre restera pour moi un moment unique et rare.
Yann-Fanch Kemener, à la fois un très grand artiste et un homme de qualité.


Kanit,kanit berjelennig, kar me gav' bra ho ton
O me reital ma' ho klevan,rejouisa ma c'halon...

link
par Rakaniac publié dans : Musique Bretonne
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Mercredi 19 mars 2008

Une série d'anecdotes à propos d'Alan durant les concerts auxquels j'ai assisté.
Pour ceux qui l'ignorent, dans les années '70, Alan avait l'habitude de terminer ses spectacles en descendant dans le public.
Seul à la bombarde ou à la cornemuse, ou bien accompagné d'un ou deux sonneurs, il faisait danser les gens.
Il y avait dans la salle ou parfois même dans la rue, une immense farandole de spectateurs ravis qui dansaient des andros et autres laridés dans une ambiance indescricptible.
Et cela pouvait durer au moins un quart d'heure !
Puis Alan se frayait un passage comme il pouvait en serrant des mains et faisant des acolades à ses fans admiratifs.


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C'est le 14.11.1975 que j'ai eu le bonheur de voir Alan pour la première fois.
C'était  à "Forest National" à Bruxelles (car je vous rappelle que je suis Belge !).
6000 personnes pour acclamer notre barde alors en pleine gloire.
C'était l'époque du disque "A Dublin" avec le fameux groupe composé de Dan Ar Braz, René Werneer, Michel Santangeli, Jacky Thomas et Pascal Stive. Il y avait en plus quelques sonneurs dont Alan Kloatr.
J'avais été très impressionné car voir ce groupe en live, c'était encore bien autre chose que sur disque ou à la télé.
Une ambiance très festive, Dan Ar Braz faisait quelques pas de gavotte en jouant de la guitare électrique.
A la fin,de très nombreux d'entre-nous sommes descendus dans la fosse pour faire une immense chaîne en compagnie de notre idole.
J'aimais déjà beaucoup Stivell, après le concert, je l'adorais encore plus !


Le 31.10.1976, Alan débarque au "Conservatoire" de Liège.
Ici, une plus petite salle, une ambiance plus feutrée sur les sièges rouges du conservatoire.
Deux parties : une assez calme consacrée à des poèmes (du disque "Treman 'Inis") et des chansons plus douces seul à la harpe ou avec peu de musiciens.
Puis une seconde partie plus "électrique" avec tout le groupe.
Le temps d'un morceau, Alan a laissé la vedette à Dan Ar Braz à la guitare "celtique".
A l'époque, les harpes n'étaient pas aussi sohistiquées qu'aujourd'hui et Alan passait du temps à ré-accorder sa "telenn" à cause de la chaleur des projecteurs.
Pour meubler, Alan rassurait toujours le public en disant que ça prendrait moins de temps que Ravi Shankar.
Il faisait toujours allusion à ce joueur de sitar qui ,semblerait-il, mettait beaucoup de temps à accorder son instrument.


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Pourtant à Liège la harpe se désacorda plusieurs fois et Alan un peu énervé laissa échaper un "merde" suivi de "ça veut dire "déjeuner" en Breton qui fit rire toute l'assemblée.
Ces petit contre-temps mis à part, le concert se déroula très bien et Alan descendit dans la foule puis à l'extérieur de la salle pour faire danser les gens.

Un an plus tard, Alan était à l'Europa Saal d'Aachen (Allemagne) le 22.11.77.
Salle magnifique avec des gradins placés sur des niveaux différents.
Ponctuels les Allemands, quand un spectale est programmé à 20 heures, il commence à 20 heures précises !
Ponctuels et très organisés. C'était l'époque de "Raok Dilestra" qui raconte les grandes étapes de l'Histoire de la Bretagne. Ils avaient prévus une traductrice quand Alan présentait ses morceaux. Ce qui ne l'empêcha pas un moment d'annoncer "eine grösse dans plinn" !
Dans la salle, il y avait quatre francophones qui criaient : "pas besoin de traduire !".
A la fin, Alan est sorti à l'extérieur en jouant de la cornemuse.
Il y avait tout un atroupement autour mais personne n'osait
l'approcher vu la barrière de la langue. J'en ai donc profité en lui disant que ce devait être difficile de jouer seul pour faire danser les gens. Il m'a répondu : "t'as pas une bombarde ?" Et nous avons encore échangé quelques mots. Dire que j'avais une bombarde à la maison et que j'aurais peut-être pu jouer avec lui !
Ce fut pour moi un moment inoubliable...j'avais vingt ans...je LUI avait parlé...j'étais fou !

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le 05.04.79, Alan est Belgique pour le disque "Tournée Internationale" avec un tout nouveau groupe dont la bassiste Michel Valy, le guitariste Mark Perru, le violoniste Patrick Kerre et le flûtiste virtuose Chris Hayward.
J'avais une grande admiration pour ce musicien qui donnait une coloration un peu jazz à la musique de Stivell.
C'est au centre culturel de Seraing (près de Liège) que j'ai assisté à ce concert qui était de très bonne qualité mais un peu court.
Cette fois Alan n'est pas descendu dans le public, l'horaire été assez serré car il y avait un autre chanteur après.

Alan s'est ensuite lancé dans l'écriture de la symphonie celtique.
Puis d'autres disques ont suivi même s'il y a eu une grosse éclipse discographique entre 1985 et 1991.
Pour des raisons diverses (Alan est moins venu en Belgique à partir de 1980...) je n'ai plus assisté à de concert de Stivell pendant plus de 15 ans !
Bien sûr, j'ai continué d'acheter ses disques dans l'intervalle mais il était moins présent dans mon esprit.


J'étais donc tout heureux de me rendre au "Botanique" de Bruxelles le 28.11.95 pour revoir l'idole de ma jeunesse.
Tout nouveau groupe bien sûr pour cette tournée "Brian Boru".
Une formation très rock avec déjà Pascale Leberre aux claviers et Khifa Rachedi aux percussions.
Et aussi pour moi le grand bonheur de voir que Robert le Gall (Gwendal) avait rejoint Stivell.
"Celui-là, il est terrible" avais-je dit à la personne qui m'accompagnait lorsque j'ai vu Robert monter sur scène pour jouer "Cease Fire" au violon.
Si Alan avait changé physiquement, il n'avait rien perdu de son talent.
De son humour non plus. A la fin d'un morceau à la bombarde il se mit à improviser puis à jouer "Petite Fleur" de Sydney Bechet...du grand art !


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Dans la foulée, Alan est invité aux Francofolies de Spa le 19.07.1996.
Cette fois Pascal Sarton (basse) et Christophe Galizio (batterie) sont venus rejoindre les autres pour donner une allure définitive à ce troisième groupe Stivell.
Ces musiciens resteront avec Alan jusqu'en 1999 pour le mémorable "Bretagnes à Bercy".
Excellent concert dans un Casino de Spa bien rempli.
J'avais à cette occasion remarqué qu'Alan avait légèrement modifié les paroles de "Brezhoneg Raok".
Après le concert, entre-acte puis il y avait un autre chanteur.
Nous écoutons deux ou trois chansons mais ça ne nous plaisait pas du tout.
Nous décidons alors de partir et d'aller boire un verre au bar.
Quelques minutes plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de voir Alan qui se dirigeait vers nous pour rejoindre sa loge.
Je me suis permis de l'aborder pour lui exprimer toute mon admiration.

Il fallait marcher dans un couloir puis decendre des escaliers. Bien sûr Alan ne s'attendait pas à voir un fan si longtemps après le spectacle...mais il a gentiment répondu à mes questions tout en marchant.
En bas de l'escalier d'autres personnes l'attendaient pour le photographier et il s'est prêté au jeu.
C'était là mon deuxième coup de chance avec lui.

 




 J'ai ensuite revu Alan en novembre 1998 à l'Ancienne Belgique de Bruxelles.
Toujours avec les même musiciens à l'occasion de la tournée de l'album "1 Douar".
Sur le disque,la chanson "A united earth" est chantée avec Youssou N'Dour.
Alors Alan s'est empressé d'excuser l'absence de Youssou qui "n'avait pas su venir cette fois du Sénégal" !
Du coup, l'ambiance était lancée et Alan se débrouilla fort bien pour chanter ce titre seul.
Un très bon concert avec une équipe très bien rôdée. Ce groupe "Stivell" N°3 était d'un très haut niveau !

le 21.03.2000, je suis retourné voir Alan au Centre Culturel de Seraing.
Soit environ vingt ans après son premier passage à cet endroit.
J'avais conservé l'affiche de 1979 et je me suis procuré une de cette tournée "Back to Breizh". J'ai trouvé amusant de les coller côte à côte sur un mur de mon bureau.
C'était la toute première fois que je découvrais de nouvelles chansons d'Alan car le cd n'était pas encore sorti chez nous.
Cette fois Alan était accompagné par seulement trois musiciens : un batteur, un bassiste et un guitariste (Xavier Geronimi).
A noter que le bassiste (Marcel Aubé) jouait aussi d'un étrange violon chinois.
J'ai de suite été sous le charme de chansons comme "Vers les îles et villes de verre" ou "Rêves" ou encore "Back to Breizh.
Un bon concert, bien accueilli par le public dans lequel on voyait flotter à gauche et à droite des drapeaux "Gwenn Ha Du".
Après le spectacle, quelle ne fut pas ma surprise de voir Alan arriver au bar et se commander une bière.

Tout de suite reconnu, il fut rapidement entouré par ses fans et se livra à une séance d'autographes improvisée qui dura plus d'une demi-heure !
Il fallait faire la file pour lui parler.

Un jeune devant moi lui disait avoir été impressionné par sa voix dans la chanson "Rêves".
Lorsque mon tour arriva, je fis dédicacer à Alan l' affiche dont je m'étais emparé et il signa sur la photo de son
crâne.
Je pu de nouveau lui dire quelques mots et lui demander les nouvelles paroles du refrain de "Brezhoneg raok".
Alan fut vraiment gentil avec tout le monde et n'eut même pas le temps de boire sa bière.


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Outre son site officiel, il y a sur le net des sites très intéressants qui sont consacrés à Alan Stivell.
Je vous avais déjà parlé de Harpographie

www.harpographie.fr/

En 2005, j'allais régulièrement sur un autre site très bien réalisé :asharper.free.fr/
(autrefois appelé "Alan Stivell, un musicien une oeuvre").
Ce site propose entre autre une série de reportages sur les concerts d'Alan.
Comme nous avions échangé de nombreux mails, les créateurs de ce site m'avaient proposé de faire un reportage sur le concert d'Alan à Bruxelles.
C'est sur la Grand Place de Bruxelles qu'Alan s'est produit dans le cadre du festival Eu'ritmix le 19.08.05.
Un concert assez complet avec une série de titres de la tournée "Au delà des mots" et bien sûr des anciennes chansons.
Vous pouvez lire ce reportage ici
asharper.free.fr/reportage36.htm


par Rakaniac publié dans : Alan Stivell
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Mardi 26 février 2008
Moving Hearts  (2) car je vous avais déjà parlé une première fois de ce groupe et également  parce qu'il s'agit d'une re-formation.
Leur dernier disque "The Storm" datait de 1985 et le groupe avait encore tourné jusqu'en 1987 pour une séparation que l'on pensait définitive.
Fin 2007, ils décident donc de reformer Moving Hearts en donnant une série de concerts au célèbre "Vicar Street" de Dublin.

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Bien sûr, les reformations sont dans l'air du temps et l'aspect mercantile n'est pas à dédaigner.
Mais au delà de ça, il y a tout le côté nostalgique des fans des années '80 qui sont tout heureux de revoir et de ré-entendre leur groupe favori.
Puis il y a aussi l'intérêt d'un public plus jeune qui n'était pas né à l'époque et qui est tout heureux de découvrir des groupes que leurs aînés avaient présentés comme "mythiques".
Pour les mêmes raisons, j'avais été très heureux de la reformation de "Planxty" en 2004.

Ainsi donc, Donal Lunny, Matt Kelleghan, Eoghan O' Neill, Noël Eccles, Keith Donald et Davy Spillane sont remontés sur scène pour notre plus grand bonheur.
Antony Drennan (guitare électrique), Graham Henderson (claviers) et Kevin Glackin (fiddle sont venus les renforcer.









Moving Hearts était au départ une formation jazz-rock avec l'une ou l'autre passerelles vers la musique traditionnelle.
L'originalité était l'incorporation du saxophone couplée aux notes d'uilleann pipe.
Christy Moore puis Mick Hanly se relayèrent comme chanteurs au début des années '80.
Des chansons d'auteurs qui étaient parfois engagées (Hiroshima, Nagasaki; Remember the braves one ou Allende).
En 1985, Moving Hearts change d'orientation avec l'album "The Storm" uniquement instrumental et qui est une fusion folk-jazz-rock.
Et ce disque va remporter un succès énorme à l'époque.
Un enregistrement dans lequel chaque musicien (il faut encore citer Declan Masterson l'autre "piper" et le guitariste Greg Boland) donne la pleine mesure de son talent.
Chaque morceau superbement arrangé par Donal Lunny, Eoghan O'Neill ou Davy Spillane qui sont des musiciens fabuleux.

Les concerts de 2007 ont été conçus dans le même esprit que le cd "The Storm" avec en plus quelques titres des albums précédents comme "Category" ou" The Lake of Shadow".

Les années ont passé mais n'ont eu aucune emprise sur le talent de ces musiciens hors pair.
Ce Moving Hearts 2007 est un très grand crû !









par Rakaniac publié dans : Musique Irlandaise
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Vendredi 15 février 2008
Christy Moore est une figure emblématique de la musique irlandaise.

Plongé très tôt dans la musique puisqu'il reçoit ses premières leçons de piano alors qu'il n'a pas encore 10 ans.
Il se met à chanter en 1964 et enregistre son premier album "Paddy on the road" en 1969.
Depuis lors il n'a pas arrêté de chanter et d'enregistrer des disques (une trentaine, sans compter les compilations et les collaborations).

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Je l'ai découvert avec le groupe Planxty (6 albums) puis avec Moving Hearts (2 albums) avant de m'intéresser à sa carrière solo.
J'aime beaucoup sa voix grave (même si son accent n'est pas toujours facile à comprendre) et sa façon de chanter très dynamique.
Bon guitariste, Christy est aussi un excellent joueur de bodhran et se débrouille également aux claviers.

Au hasard de ses concerts et de ses expériences musicales, Christy rencontre Donal Lunny puis Liam O'Flynn et Andy Irvine.
Avec eux, il va enregistrer son deuxième album "Prosperus".
Ensuite, ce joyeux quatuor décide de former un groupe de folk irlandais.
Planxty enregistre donc son premier disque en 1972.

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Et Planxty va devenir un des plus grand groupe irlandais des années 70' et 80'.
Le brillant uilleann pipe de Liam, le bouzouki de Donal, la mandoline d'Andy et la guitare de Christy, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce band un super groupe dont la réputation allait bien vite dépasser les frontières de L'Irlande.
L'originalité aussi était qu'il y avait deux chanteurs puisque Andy et Christy alternaient les chansons lentes ou rapides chacun avec sa voix et sa personnalité.
Une série titres comme "The well below the valley" ou "Cold blow and the rainy nigt" avaient été autant de succès de Christy durant cette période.

Après trois disques avec Planxty, Christy Moore va enregistrer pas moins de cinq albums de chansons jusqu'en 1978.
Je n'en connais qu'un seul "Live in Dublin" mais il est vraiment très bon.

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Donal Lunny (guitare et bouzouki) et Jimmy Faukner (guitare & slide guitare) sont avec lui pour ce disque enregistré en plein air.
Trois guitares pour soutenir des chansons dont certaines sont de ptits bijoux comme "Little Mother", "The crack was ninety in the isle of Man" ou le traditionnel "Balck is the colour of my true love's hair".
Je garde un excellent souvenir de ce disque qui reste pour moi un des meilleur de Christy.

Retour à Planxty avec l'album "After the break" en 1979.
Durant les premières années du groupe, d'autres musiciens comme le guitariste Paul Brady ou le joueur de bouzouki Johnny Moynihan avaient fait partie de Planxty.
Cette fois, c'est au tour du flûtiste Matt Molloy (ex.Bothy Band) de venir renforcer le groupe.
Mêmes recettes que pour les albums précédents avec des titres inoubliables comme "The goog ship Kangaroo" ou "The pursuit of farmer Michael Hayes" chantées par Christy.

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En 1980, sortie du cd "The woman I loved so well" toujours avec Matt Molloy, plus Bill Whelan (claviers) et quelques autres.
Un autre terrible disque du groupe dans lequel Christy se charge de titres plus lents comme "True love knows no season" ou "Little Musgrave".

Ensuite, changement radical de style avec le groupe "Moving Hearts".
Ici, il n'est plus question de folk irlandais mais bien de chansons rock.
Premier disque en 1981 pour le guitariste Declan Sinnott, le batteur Brian Calnan, le bassiste Eoghan O'Neill. Donal Lunny les rejoint aux synthés et teste un bouzouki électrique. Avec eux le saxophoniste virtuose Keith Donald et un tout jeune piper, Davy Spillane.
Christy Moore chante et joue de la guitare acoustique et du bodhran.
Le moins qu'on puisse dire c'est que ça déménage !
Superbes intrumentaux avec des dialogues fous entre le sax et l'uilleann pipe.
Des chansons "musclées" comme "Hiroshima Nagasaki Russian Roulette" ou "Before the deluge" ou encore "No time for love" dans lequel Keith Donald y va d'un extraordinaire solo.

Deuxième opus en 1982 avec "Dark end of the street". Même groupe sauf Matt Kelleghan qui a remplacé Brian Calnan à la batterie.
Avec les Hearts, Christy Moore me donne l'impression de chanter de façon plus "sonore" et plus aigüe que dans ses autres enregistrements.
Ici aussi des  titres que j'ai adoré comme "Remember the braves one" (sur le débarquement) ou "Allende" (chanson engagée à propos du Chili).
Dark end of the street est un superbe album.

En 1983, Moving Hearts sortira un troisième disque "Live Hearts" mais avec un nouveau chanteur : Mick Hanly.
Et en 1985, le groupe changera de concept musical en enregistrant un cd folk-rock "The Storm" uniquement instrumental.

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"Words and Music " qui est le dernier disque de Planxty parait en 1983.
Toujours notre quatuo